Fusillade à la Kalachnikov à Pont-Saint-Esprit en 2023 avec deux morts, le juge d’instruction met en accusation une dizaine de personnes

Abonnés
  • Les TIC et l’expert en balistique ont ratissé les lieux.
    Les TIC et l’expert en balistique ont ratissé les lieux. ARCHIVES CONSTANCE COLLE
Publié le

Le 29 octobre 2023, un commando armé avait débarqué dans le centre de Pont Saint-Esprit et rafalé plusieurs individus en marge d’une soirée. Bilan deux morts et des blessés. Le juge d’instruction a bouclé son enquête à la mi-janvier. Dix accusés sont renvoyés aux assises.

La fusillade mortelle de Pont-Saint-Esprit vient de connaître une étape importante le 13 janvier dernier avec la mise en accusation d’une dizaine de personnes suspectées d’avoir trempé dans l’action commando du 29 octobre 2023.

Plusieurs individus avaient débarqué dans le centre-ville avec une Peugeot 308 à proximité d’un café et ces hommes, visages masqués, avaient ouvert le feu en direction d’un groupe de jeunes rassemblés pour une soirée. Ces tirs ont provoqué des blessures graves mais surtout ont provoqué la mort de deux hommes, âgés de 25 et 26 ans. Le commando aurait rapidement pris la fuite. Les secours ont pu être appelés pour prodiguer les premiers soins aux personnes touchées et dans la foulée, les gendarmes ont été déployés pour figer la scène de crime marquée par des dizaines de tirs d’armes de guerre, probablement une kalachnikov.

Les techniciens en identification criminelle (Tic) du groupement de gendarmerie ont longuement scruté les lieux, effectué des relevés, pris des photos, retrouvé des étuis de calibre 7,62 et de 9 mm, possiblement tirés par un pistolet automatique ou un fusil-mitrailleur. Les TIC auraient découvert une vingtaine d’impacts de tirs sur les murs des commerces où la fusillade s’est produite. La brigade de recherches de Bagnols puis la section de recherches de Nîmes ont déployé des effectifs d’enquête de grande envergure pour tenter de cerner l’origine de la fusillade qui portait la marque de la criminalité organisée en lien potentiel avec des contentieux liés au narcotrafic.

Des milliers de procès-verbaux

Au terme d’une enquête de grande envergure et d’une instruction qui a donné lieu à des milliers de procès-verbaux, l’affaire a été finalisée à la mi-janvier avec une dizaine de mises en accusation devant la cour d’assises du Gard. Certains suspects sont renvoyés pour meurtre en bande organisée, tentative de meurtre en bande organisée ou association de malfaiteurs.

Le dossier concernerait notamment des habitants du Vaucluse qu’ils soient victimes ou suspects. Selon nos informations, certains accusés auraient relevé appel de leur mise en accusation devant les assises qui pourraient à nouveau siéger en formation spéciale.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement à cet article
1 semaine offerte
Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
3,99€/mois