Refus de contrôle sur l’A75 : une interdiction définitive du territoire français après six mois de prison ferme

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    Les gendarmes ont réussi à mettre fin à la course-poursuite. Archives
Publié le , mis à jour
Philippe Henry

Les faits se sont déroulés le 11 décembre dernier entre le viaduc de Millau et Mende, en Lozère. Plus de 130 kilomètres de course-poursuite, du péage du viaduc de Millau jusqu’à la sortir de Mende, en Lozère.

Le 11 décembre dernier, un ressortissant polonais âgé de 35 ans, a été interpellé par les gendarmes alors qu’il refusait de s’arrêter pour un simple contrôle. Et il était jugé ce lundi 2 février, devant le tribunal correctionnel de Rodez, non seulement pour ces faits-là mais également pour avoir "mis en danger" la vie des gendarmes "en effectuant des manœuvres dangereuses" pour leur échapper.

Pourquoi a-t-il voulu échapper aux forces de l’ordre ? Les juges ont eu du mal à obtenir des réponses cohérentes, le comportement du prévenu étant particulièrement troublant. Mélange d’attitude désinvolte, de propos absurdes, etc.

Seul le récit des gendarmes peut faire foi pour comprendre le déroulé des événements de ce 11 décembre.

Il tente de percuter les gendarmes

Vers 21 heures, ils se mettent donc à la poursuite du chauffeur polonais qui a fait demi-tour juste avant le péage, brisant au passage la chaîne qui sépare les deux voies. Il va refuser d’obtempérer aux sommations mais va également tenter de percuter leur véhicule.

Pour ne pas risquer l’accident, les gendarmes vont le suivre à distance et avertir leurs collègues de la Lozère. Au mois de décembre dernier l’autoroute était bloquée par les agriculteurs. Le chauffard bifurque vers Mende. Il grille alors les feux rouges, roule sur les ronds-points pour éviter les herses posées par les gendarmes. Ils finiront par l’interpeller plusieurs heures après.

Un chien dressé pour repérer les stupéfiants marquera près du véhicule. Mais les gendarmes ne retrouveront aucune trace de drogue dans la camionnette. Pour le procureur de la République Nicolas Rigot-Muller, "son comportement a mis en danger" la vie des gendarmes.

Pour autant, "son discernement n’est pas altéré", malgré son attitude "bizarre". Et le magistrat de requérir un an de prison, avec maintien en détention, ainsi qu’une interdiction de territoire pendant 10 ans. Après avoir délibéré, les juges l’ont condamné à six mois de prison ferme, et à une interdiction définitive du territoire français.

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