À Montpellier, théâtre engagé et expositions de poupées troublantes, de révolte poétique et de formes géométriques
Théâtre engagé et arts visuels contemporains rythment l’actualité culturelle de Montpellier début février. La Compagnie Provisoire présente À ciel ouvert de David Léon, une œuvre sur les violences faites aux enfants et les failles de la protection de l’enfance. Côté expositions, la Galerie du Père Bonnet détourne la poupée avec près de 80 artistes, tandis que la Galerie Cilas explore la géométrie contemporaine. À la galerie AL/MA, Pablo Garcia interroge la révolte à travers peinture et sculpture.
À ciel ouvert de David Léon
Après avoir joué en décembre à la Bulle bleue, on retrouve la Compagnie Provisoire avec À Ciel Ouvert de David Léon. Un ouvrage à la dimension poétique sur les violences faites aux enfants et les failles de la Protection de l’Enfance. Nous suivons le parcours d’une éducatrice mise à pied après avoir dénoncé les agissements d’un collègue. Une œuvre sensible et engagée, mise en scène par Julien Guill, qui interroge les mécanismes de pouvoir et la nécessité de briser le silence.
Impromptues et saugrenues
Pour sa nouvelle exposition, la Galerie du Père Bonnet réunit près de 80 artistes autour d’une exposition consacrée à la poupée, détournée de son rôle traditionnel. Ces œuvres hybrides, parfois troublantes, parfois drôles, interrogent l’enfance, les normes et les assignations sociales. Entre objets rituels, figures monstrueuses et créations poétiques, les poupées deviennent ici des œuvres d’art à forte charge symbolique.
Lignes, surfaces, volumes
Avec Lignes, Surfaces, Volumes, la Galerie Cilas propose une exposition collective consacrée à la géométrie contemporaine dans laquelle peinture, photographie et sculpture dialoguent. Les compositions architecturées de Chufy explorent la surface comme espace de construction, tandis que Jules Hidrot interroge la perception par le jeu des lignes et des fragments urbains. Les sculptures de Stéphane Cloteau déploient enfin une réflexion sur l’équilibre et la tension des formes. Un parcours sensible où la géométrie devient expérience visuelle.
Le combat ordinaire Pablo Garcia
À la galerie AL/MA (5 rue du Plan du Palais), Pablo Garcia présente jusqu’au 28 février Le Combat ordinaire, un titre inspiré de la série bd de Manu Larcenet. Peintures et sculptures explorant les formes de la fumée, inspirées de contextes de manifestations, comme métaphore d’une révolte sourde et poétique.



J'ai déjà un compte
Je me connecteSouhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?