Abus de biens sociaux au club de Narbonne : trois ans requis contre Rocky Elsom, l'ex-président du Racing
Le parquet de Narbonne a requis vendredi 14 février trois ans de prison à l'encontre de l'ex-président du RC Narbonne et ancien international australien de rugby Rocky Elsom, rejugé pour abus de biens sociaux après avoir fait opposition à une première condamnation en octobre à cinq ans de prison.
L'ancien capitaine des Wallabies et troisième ligne aux 75 sélections était resté injoignable pendant toute la première procédure. Absent lors du procès, il s'était justifié en assurant n'avoir pas été informé de la date de l'audience. Il avait donc fait opposition au premier jugement, dans le cadre duquel un mandat d'arrêt international avait été émis contre lui.
Le ministère public a en outre requis vendredi 630 000 euros d'amende contre M. Elsom, une nouvelle fois absent mais représenté par son avocat. Lors du premier procès, le tribunal avait prononcé une peine de cinq ans de prison, bien plus lourde que celle de deux ans requise par la procureure.
Il avait aussi condamné M. Elsom, jugé coupable de faux et usage de faux, à verser 705 000 euros au liquidateur judiciaire du club, la partie civile dans ce dossier. Président du Racing Club de Narbonne Méditerranée en 2015-2016, Rocky Elsom est notamment poursuivi pour avoir versé 79 000 euros à un ancien entraîneur quand "rien ne pouvait le justifier".
Le club pas concerné
Ou encore avoir embauché comme directeur général, pour environ 7 200 euros par mois, un individu vivant en Australie qui "n'est jamais venu à Narbonne" et "n'a fait aucune prestation" pour le club, selon Me Patrick Tabet, l'avocat de la partie civile.
La procédure en cours "ne concerne aucunement" le club dans sa forme juridique actuelle, créée après les faits, a souligné la semaine dernière la direction du RCNM, qui évolue aujourd'hui en Nationale après avoir échoué de peu à accéder à la Pro D2 la saison passée.
Champion de France en 1936 et 1979, Narbonne avait été placé en liquidation judiciaire et relégué en Fédérale 1 en 2018, après des années de difficultés financières. La décision dans ce second procès sera rendue le 14 mars.
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