Altercations entre des chiens, délit de fuite après un accident avec un moniteur d’auto-école, refus d’obtempérer : la délinquance du quotidien au tribunal de Mende

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  • Il n’y a pas besoin de commettre un délit spectaculaire pour comparaître devant le tribunal.
    Il n’y a pas besoin de commettre un délit spectaculaire pour comparaître devant le tribunal. Midi Libre - LUCAS MANOUVRIER
Publié le , mis à jour

Neuf affaires étaient au programme de l’audience à juge unique, jeudi 5 février 2026, au tribunal de Mende. Des délits qui peuvent paraître anodins, mais qui n’en restent pas moins réprimés par la loi.

Un délit reste un délit, quelle que soit sa gravité. L’audience à juge unique qui s’est tenue ce jeudi 5 février 2026 devant le tribunal correctionnel de Mende l’a rappelé. Quelques exemples de ces faits, qui peuvent paraître “mineurs”, mais qui peuvent tout de même faire l’objet d’une condamnation.

Détérioration de matériel et diffusion de vidéos sur internet avec menaces

Le 14 juin 2025, un homme de 66 ans s’en est pris à la gérante d’un bar au Massegros. Le tort de la patronne ? Avoir défendu une de ses salariés qui subissait un harcèlement physique et moral par le prévenu et n’osait pas porter plainte. L’homme en était arrivé à casser une des chaises de l’établissement, à menacer la gérante ("tu vas crever en enfer") et même à diffuser trois vidéos sur YouTube dans le but de porter atteinte à la réputation de l’établissement.

Absent lors de l’audience, il a été condamné à six mois de prison avec l’obligation de payer 79 € à la société en réparation des dégâts causés, 600 € pour l’atteinte à sa réputation et 600 € à la plaignante au titre du préjudice moral.

Violences et menaces de morts pour une simple altercation entre des chiens

Le 24 septembre 2025, devant un bar mendois, une femme alcoolisée a proféré des injures, des menaces de mort et tapé une mère et sa fille. Au point que les deux victimes sont tombées à terre. Des faits graves pour une raison futile : les deux chiens de la victime s’en étaient pris à celui de la prévenue, non tenu en laisse.

Bien connue de la justice, avec cinq mentions à son casier, et porteuse d’un bracelet électronique depuis le mois de mai 2025, elle a écopé d’une peine de 4 mois de prison avec aménagement ab initio avec des obligations qui seront déterminées par le juge d’application des peines. Elle devra également s’acquitter de 200 € de contravention et verser 450 € à la mère et la même somme à sa fille.

Délit de fuite après un accident avec un moniteur d’auto-école

Un retraité a été jugé pour avoir commis un délit de fuite après un accident, le 5 septembre 2025, sur l’avenue Foch, à Mende. La victime est un moniteur d’auto-école qui donnait une leçon de moto à un élève, et lui apprenait à remonter une file de véhicules sans danger. Une conduite autorisée par la loi, mais qui a semble-t-il déplu au prévenu, qui s’est mis à effectuer des embardées pour empêcher le moniteur de le dépasser. L’homme de 71 ans a fini par percuter la moto par l’arrière, causant trois jours d’ITT pour la victime.

"Un comportement qui aurait pu engendrer des dommages beaucoup plus graves", a souligné le procureur. Le juge l’a condamné à 6 mois avec sursis, 1 000 € d’amende et a prononcé une annulation de son permis de conduire. Le prévenu devra également payer 1 000 € à la victime au titre du préjudice moral.

D’autres délits jugés ce même jour

Un homme qui ne s’est pas présenté devant le tribunal et au casier déjà bien chargé a écopé d’un an de prison, d’une annulation de son permis et de 125 € de contravention pour un délit de fuite après un accident, alors qu’il était alcoolisé et en excès de vitesse. La plus lourde peine prononcée lors de cette audience.

Malgré son refus de reconnaître les faits, une femme de 65 ans a été condamnée à payer une amende de 1 000 € dont 500 € avec sursis pour un refus d’obtempérer le 15 octobre 2025 à Marvejols.

Pour un homme accusé de violences sur sa concubine de juillet à décembre 2025, le juge a prononcé une peine de 6 mois avec sursis avec obligation d’effectuer un stage de lutte contre les violences conjugales, interdiction de paraître à son domicile pendant trois ans et obligation de lui payer 400 €.

Un autre a écopé de 4 mois avec sursis et interdiction de port d’arme pendant trois ans pour avoir menacé un colocataire et un gardien de la Traverse avec un couteau.

Seule personne à avoir bénéficié de la clémence du juge, un homme qui devait être juré d’assises et ne s’était pas présenté lors de l’audience. Il a été reconnu coupable, mais dispensé de peine.

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