Viols conjugaux et vidéos : la cour d’assises du Gard rend une décision de clémence pour le mari

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  • Loris Aichouba a pu repartir libre du palais de justice de Nîmes après l’audience.
    Loris Aichouba a pu repartir libre du palais de justice de Nîmes après l’audience. Midi Libre - Aline Champsaur
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L’homme était accusé par son ancienne épouse d’avoir régulièrement abusé d’elle pendant son sommeil, au cours des vingt années de leur vie conjugale. La défense a plaidé pendant plus de deux heures et a réussi à convaincre les jurés de ne pas suivre les réquisitions de l’avocate générale.

Après quatre heures de délibéré, la cour d’assises du Gard a rendu ce jeudi 5 février une décision de clémence en faveur d’un homme de 46 ans, qui était jugé depuis mardi pour des viols conjugaux aggravés : son ancienne épouse l’avait accusé après leur séparation au bout de vingt ans de vie commune de l’avoir régulièrement violée et filmée à son insu pendant qu’elle était assoupie ou inconsciente.

Plusieurs vidéos avaient été saisies par les policiers de Nîmes lors de l’enquête dans l’ordinateur familial, qui posaient la question d’une éventuelle soumission chimique, alors que d’autres images des ébats sexuels du couple avaient visiblement été tournées avec l’accord de chacun.

L’enquête n’avait toutefois pas retenu l’accusation de soumission chimique, Lori Aichouba ayant nié avoir drogué son épouse, et avancé que son absence de réaction sur les vidéos s’expliquait par sa consommation d’alcool.

À lire aussi : Viols conjugaux, sexe et vidéo : aux assises du Gard, une gendarme accuse son mari, dans un procès aux faux airs d’affaire Pelicot

Poursuivi toutefois pour des viols aggravés, puisque commis sur son conjoint, il encourrait donc une peine maximale de vingt ans de réclusion criminelle.

L’avocate générale avait requis dix ans ferme

L’avocate générale a requis une peine de dix ans à l’encontre de Lori Aichouba, employé à la mairie d’Alès, qui comparaissait libre, après avoir effectué deux mois de détention provisoire, en 2020.

La cour et les jurés ne l’ont finalement pas suivie, en déclarant l’accusé coupable de tous les faits, mais en le condamnant à une peine de cinq ans de prison dont 18 mois de prison ferme, aménageable avec un placement sous bracelet électronique à domicile. La cour a donc décidé de ne pas le renvoyer en détention, alors qu’il redoutait une longue incarcération au verdict.

Il a donc pu quitter libre le palais de justice de Nîmes, à l’issue d’un procès qui paraissait incertain au départ.

"On est ici dans un contexte particulier, avec deux personnalités particulières" a expliqué après l’audience Me Iris Christol, qui a longuement plaidé en défense avec Me Manon Casteran. "Elle avait parfaitement accepté son comportement au sein de leur vie sexuelle, et à aucun moment il n’a pu imaginer ou comprendre qu’il lui faisait du mal. Ces faits n’ont également pas eu de conséquences sur sa libido à elle, comme l’enquête a pu l’établir. Socialement, la cour d’assises marque le périmètre du viol, en le condamnant, mais prononce une peine adaptée à cette personnalité particulière."

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Les commentaires (4)
GRrFreepalestinestopjainocyd Il y a 9 heures Le 05/02/2026 à 21:10

Top Info: morandini suspendu par cnews parce qu'il n'apparait pas dans les dossiers epstein

QuiAlaFritte Il y a 49 minutes Le 06/02/2026 à 06:05

lori aic.....

Anonyme205304 Il y a 10 heures Le 05/02/2026 à 20:03

Ça devient n'importe quoi...

GRrneraiponjamaiogrokondurn Il y a 10 heures Le 05/02/2026 à 20:49

Laisse faire les Pros.
Et à part des ignominies, vous avez quelque chose d'intéressant à dire ?