Contes et rencontres : les 35 ans d’un festival qui "compte dans le milieu du conte"
Du 14 au 28 février 2026, Contes et rencontres transformera 43 foyers ruraux de Lozère en scènes vivantes. Au cœur de l’hiver, la parole, la mémoire et la transmission tisseront des liens entre générations et cultures du monde, invitant chaque spectateur à vivre un voyage sensible et unique.
C’est l’événement qui vient apporter de la chaleur au cœur de l’hiver. Du 14 au 28 février 2026, le festival Contes et rencontres célébrera sa 35e édition en Lozère. Un anniversaire qui confirme la longévité d’un événement singulier, porté par la Fédération départementale des foyers ruraux de la Lozère, et profondément enraciné dans les territoires.
Cette année encore, le festival investira 43 foyers ruraux sur les 66 que compte le département, affirmant sa vocation itinérante et son attachement à la proximité.
"C’est un festival qui a la particularité d’être itinérant, et qui, par là même, assure le portage de la culture en proximité", rappelle Jocelyn Boulot, coprésident de la fédération. Un choix fondateur, assumé depuis l’origine, qui place Contes et rencontres "un peu en dehors du circuit classique de la diffusion", mais au plus près des habitants. "C’est aussi un festival accessible à toutes et à tous, pensé d’abord pour les Lozériens", insiste-t-il.
La transmission comme file rouge
Organisé en plein cœur de l’hiver, le festival occupe un espace à part dans le paysage culturel. "On est dans une saison où les festivals sont peu nombreux, donc on se démarque sur ce point", souligne Jocelyn Boulot. Un pari gagnant, nourri par la fidélité du public et l’engagement des bénévoles des foyers ruraux.
Chaque année, la programmation s’articule autour d’un fil rouge, qui ne se décide pas à l’avance. "Il se fait au fur et à mesure de nos repérages", poursuit le coprésident. En 2026, ce fil conducteur sera celui de la transmission. "La transmission de la parole, de la mémoire, du geste, du souffle vivant, qui relie hier à aujourd’hui", détaille-t-il. Un thème qui fait naturellement écho à l’art du conte, fondé sur l’oralité et le passage de relais entre les générations.
Ouverture à la Genette verte
Cette 35e édition réunira onze artistes, conteurs et conteuses aux univers singuliers. "Ils vont nous faire entendre des cultures d’Afrique, du Japon, de l’Océanie, des Antilles, sans oublier la langue d’Oc", précise Justin Boulot, rappelant l’attachement du festival aux langues régionales. "Leurs histoires parlent d’hommes et de femmes, de mémoire vivante, du lien à la nature et aux éléments. Elles invitent à un voyage sensible au cœur des cultures du monde."
La soirée d’ouverture se déroulera à Florac, le samedi 14 février à la Genette verte, en partenariat avec les acteurs culturels locaux. "C’est important pour nous de nous appuyer sur des lieux qui permettent d’accueillir plus de monde", souligne la fédération. Le Parc national des Cévennes (PNC), partenaire historique du festival, est également associé à cette ouverture. "Le festival est né et a grandi avec certains partenaires, et le PNC en fait partie", rappelle Jocelyn Boulot.
Réservations "vivement conseillées"
La clôture, le samedi 28 février, aura lieu à Saint-Chély-d’Apcher, au Quartz de Saint-Chély-d’Apcher, avec une soirée en trois temps mêlant spectacle, pause gourmande et tour de conte collectif. "On conseille vivement de réserver, quels que soient les spectacles, pour mieux accueillir le public dans les foyers", précise encore Jocelyn Boulot.
Au-delà des spectacles, Contes et rencontres revendique une forte dimension conviviale et écoresponsable, appelant au covoiturage et à l’usage de gobelets réutilisables. Soutenu, entre autres, par le Département de la Lozère et Enedis, le festival peut compter sur l’investissement constant des bénévoles. "À 35 ans, ce n’est pas un festival figé, résume Gilles Voinier, autre coprésident. La programmation change complètement tous les ans, et le festival reste toujours très dynamique."
Élyse Boudry, animatrice-coordonatrice des foyers ruraux, en gage de conclusion, insiste sur la renommée du festival : "Nous sommes sollicités par les artistes. Contes et rencontres est un festival qui compte dans le milieu du conte."
Les chiffres : 80 000 et 3 000
Deux chiffres peuvent retenir l’attention concernant le festival Contes et rencontres. Son budget d’abord, puisque cette année 80 000 € ont été fléchés pour sa réalisation. "Les cachets des artistes représentent 30 000 €", précise Élyse Boudry.
Trois mille, c’est environ le nombre de spectateurs que Contes et rencontres accueillent chaque année, dans les différents foyers ruraux de Lozère.
La programmation au fil des foyers
La tournée débute avec Gwladys Batta et Elle s’appelle Rose, un récit sensible et teinté d’humour situé en maison de retraite. "Un spectacle de tendresse et de mémoire vivante", résume Gilles Voinier. Mardi 17 février, à 20 h 30, salle des fêtes de Ribennes (06 76 59 48 23) ; mercredi 18 février, à 20 h 30, salle communale du Bruel d’Esclanèdes (06 07 17 06 73) ; jeudi 19 février, à 20 h 30, salle communale de La Salle-Prunet, Florac-Trois-Rivières (06 32 10 15 29).
Avec Osez… une folle histoire d’amour, Sophie Decaunes, accompagnée de son accordéon, propose "un spectacle très festif et plein de joie", selon Élyse Boudry. Mardi 17 février, à 19 h, salle des fêtes de Sainte-Enimie (04 66 44 29 56) ; mercredi 18 février, à 19 h, maison Richard à Nasbinals (06 47 63 11 83) ; jeudi 19 février, à 20 h 30, salle des fêtes de Barjac (06 87 83 28 95) ; vendredi 20 février, à 19 h 30, ancienne école de Masbonnet (06 62 79 20 58).
Cécile Pérus met en lumière des parcours féminins méconnus avec Tues mais têtues, récits de celles qui ont osé. "Des femmes ordinaires mais remarquables", souligne Gilles Voinier. Vendredi 20 février, à 20 h 30, salle des fêtes de Brenoux (06 70 04 69 37) ; samedi 21 février, à 20 h, Maison de la Terre de Peyre (04 66 42 87 09) ; dimanche 22 février, à 18 h, atelier de Mario à Finiels – Pont-de-Montvert (passemontagne48@gmail.com).
Avec les Souliers rouges de Tchalaï, Angélique Pennetier entraîne le public dans l’univers tzigane. "Une parole très incarnée", selon Élyse Boudry. Samedi 21 février, à 18 h 30, salle du Piboulio à Sainte-Croix-Vallée-Française (06 41 10 56 91) ; dimanche 22 février, à 19 h, ancien temple de Gatuzières (06 75 14 94 16).
La tradition orale africaine, "l’essence même du conte"
Le Japon est à l’honneur avec Pascal Mitsuru Guéran et la Lumière du Mont Fuji ainsi que les Évaporés du Japon. "Une culture racontée de l’intérieur", note Gilles Voinier. Dimanche 22 février, à 15 h, salle des fêtes de Servières (06 79 54 63 82) ; lundi 23 février, à 20 h, salle polyvalente de La Canourgue (06 87 76 83 36) ; mardi 24 février, à 20 h 30, salle des fêtes de Mas-de-Val (06 73 63 66 99).
Céline Ripoll propose Aotearoa, terre des Maoris. "Une véritable transmission culturelle", souligne Élyse Boudry. Mardi 24 février à 20 h 30, grande salle des fêtes de Badaroux (06 84 98 70 81) ; mercredi 25 février à 19 h 30, salle des fêtes de Pied-de-Borne (06 30 76 69 81) ; jeudi 26 février, à 20 h 30, salle des fêtes de Saint-Germain-du-Teil (06 83 03 17 53).
Avec Sous l’arbre à palabre, Soumaïla Zoungrana fait entendre la tradition orale africaine. "L’essence même du conte", résume Gilles Voinier. Mardi 25 février, à 19 h, salle polyvalente de Saint-Germain-de-Calberte (06 99 09 33 68) ; jeudi 26 février, à 18 h 30, salle des fêtes, lieu-dit le Temple, à Saint-Frézal-de-Ventalon (06 25 37 58 10) ; vendredi 27 février, à 18 h, théâtre O (l) tto Ladusch de Bagnols-les-Bains (06 52 96 69 94).
Enfin, Mickaël Louchart présente Un père à aimer, autour de la filiation. "Une autre forme que le conte, mais le même fil rouge", explique Élyse Boudry. Mercredi 25 février, à 20 h, salle des fêtes de Saint-Sauveur-de-Peyre (06 45 73 07 18 ou 06 07 32 03 42) ; jeudi 26 février, à 20 h 30, salle des fêtes de Saint-Étienne-du-Valdonnez (07 70 72 81 68) ; vendredi 27 février, à 20 h 30, salle des fêtes d’Arzenc-de-Randon (06 31 66 78 26).
J'ai déjà un compte
Je me connecteSouhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?