Guerre en Ukraine : une trêve d’une semaine durant la vague de froid extrême ? Donald Trump aurait trouvé un accord avec Vladimir Poutine
Donald Trump a affirmé jeudi 29 janvier 2026 avoir obtenu de Vladimir Poutine une trêve d’une semaine des frappes russes sur l’Ukraine, invoquant une vague de froid extrême touchant le pays.
Ce qu’il faut retenir
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Donald Trump a affirmé jeudi avoir obtenu de Vladimir Poutine une trêve d’une semaine sur les frappes visant Kiev, en raison de la vague de froid extrême touchant l’Ukraine ; Moscou aurait accepté, mais une attaque a été signalée à Zaporijjia le soir même.
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L’Ukraine subit des coupures massives de chauffage et d’électricité alors que les températures chutent jusqu’à – 30 °C ; l’UE débloque 145 M d’euros d’aide humanitaire face à un risque de catastrophe.
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Des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington se poursuivent aux Émirats arabes unis ; la Russie a restitué jeudi 1 000 corps de soldats ukrainiens dans le cadre d’échanges facilités par la médiation émiratie.
Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé "personnellement" à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes "pendant une semaine", et assuré que le président russe "avait accepté de le faire", alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.
Une demande "personnelle"
La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve surprise, qui intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des négociations directes aux Émirats arabes unis.
"J’ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas faire feu sur Kiev et les autres villes pendant une semaine. Et il a accepté de le faire, et je dois vous dire, c’était très gentil", a dit le président américain en conseil des ministres.
Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid "exceptionnel" en Ukraine, alors que le pays est confronté à des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur à cause des frappes russes.
Selon le Centre hydrométéorologique ukrainien, de dimanche à mardi, "un temps très froid est prévu" en Ukraine : "les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à – 20 à – 27 °C, et dans certaines parties, les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à – 30 °C".
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour ses "efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique". Il a assuré que Kiev ne visera pas de cibles énergétiques en Russie si Moscou fait de même en Ukraine.
"Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques – installations de production ou tout autre infrastructure énergétique –, nous ne frapperons pas les leurs", a déclaré Zelensky à des journalistes, dont ceux de l’AFP, dans des déclarations rendues publiques vendredi.
"Une catastrophe humanitaire s’annonce"
Jeudi soir, toutefois, après l’annonce surprise de Donald Trump, le gouverneur de la région de Zaporijjia (centre-est) a fait état d’une attaque russe contre la capitale régionale, qui a endommagé un immeuble.
Au cours d’un appel avec Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué le travail de Washington "en faveur d’une trêve" mais souligné aussi que "la destruction systématique et brutale des infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes" par Moscou était "toujours en cours", d’après un porte-parole.
Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique réunit d’ailleurs son conseil des gouverneurs à la demande de pays membres inquiets de la situation nucléaire en Ukraine, dans le sillage d’attaques russes.
Le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal ces derniers mois par une série de frappes russes massives qui ont endommagé les centrales et transformateurs électriques et le secteur gazier du pays.
Ces frappes ont provoqué de vastes coupures d’électricité et de chauffage alors que les températures sont déjà glaciales, notamment dans la capitale Kiev (-6 °C dans la nuit), et dans les grandes villes de Kharkiv (nord-est), Odessa (sud) et Dnipro (centre).
Les autorités ukrainiennes affirment mener des travaux d’urgence pour restaurer le réseau et ont ouvert des espaces dédiés où les habitants peuvent se réchauffer et accéder à l’électricité. Jeudi, la municipalité de Kiev a indiqué que 613 bâtiments étaient toujours sans chauffage dans la capitale.
"L’hiver est très rude et les Ukrainiens souffrent énormément. Une catastrophe humanitaire s’annonce là-bas", a martelé jeudi Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne qui a annoncé l’octroi d’une aide humanitaire d’urgence de 145 millions d’euros face au rude hiver ukrainien.
Des "pourparlers trilatéraux"
Jeudi, Donald Trump a assuré que "beaucoup de progrès" avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques entre Moscou, Kiev et Washington, alors que la guerre déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie entre bientôt dans sa cinquième année.
Les premières négociations directes tripartites sur le plan de Washington pour mettre fin à la guerre ont eu lieu vendredi et samedi à Abou Dhabi. Une nouvelle session devrait s’y tenir dimanche, à laquelle les États-Unis pourraient de nouveau participer, selon le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.
En amont de ces discussions, Vladimir Poutine a reçu jeudi à Moscou son homologue émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, lui faisant part de sa reconnaissance pour "la tenue de pourparlers trilatéraux" la semaine dernière, selon la télévision russe.
Mohammed ben Zayed a de son côté réaffirmé le soutien des Émirats en faveur de "solutions diplomatiques nécessaires", mentionnant notamment la médiation de son pays dans les échanges de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.
Ces échanges, comme ceux de dépouilles, sont jusqu’à présent les seuls résultats concrets de négociations entre Moscou et Kiev sur le conflit déclenché par l’offensive russe en Ukraine en février 2022.
Jeudi, la Russie a rendu à l’Ukraine 1 000 corps, "présentés par la partie russe comme ceux de militaires ukrainiens", a annoncé l’administration ukrainienne chargée des prisonniers de guerre. Le dernier rapatriement de ce type datait de fin octobre.
En février dernier, Volodymyr Zelensky avait affirmé à une chaîne de télévision américaine que son pays avait perdu près de 46 000 soldats depuis 2022, un chiffre que des analystes jugent sous-évalué.
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