L'édito d'Olivier Biscaye : "Macron, jusqu'au bout la confusion"
“Guerre civile” a dit le chef de l’État. Son’intervention est dangereuse et doublement coupable. Être au-dessus de la mêlée, n’est-ce pas précisément le premier de ses devoirs ?
La victoire des extrêmes inaugurerait une séquence hasardeuse en France, nul ne peut le nier. Générera-t-elle une “guerre civile” comme le prétend le chef de l’État ? L’emploi de cette formule a choqué jusque dans les rangs de sa famille politique.
Ce n’est guère surprenant, l’intervention d’Emmanuel Macron est dangereuse parce qu’elle reprend la rhétorique du Rassemblement national qui juge lui-même le pays à feu et à sang depuis 2017 et sa propre élection…
Faire preuve de cohérence en toutes circonstances, n’est-ce pas sa seule boussole quand le pays est en train de vaciller ?
Sa déclaration est par ailleurs doublement coupable. On s’interroge sur sa posture. La situation n’exige-t-elle pas du Président de la mesure et de la hauteur de vue ? Être au-dessus de la mêlée, n’est-ce pas précisément le premier de ses devoirs ?
On saisit mal qu’il puisse s’opposer il y a un an aux “arguments moraux” déployés contre l’extrême droite et s’abaisser aujourd’hui à une telle défense simpliste. Comme on s’étonne qu’il mette dans le même panier LFI et RN, lui qui, en février dernier, n’entendait pas poser "d’équivalence entre les deux extrêmes".
Faire preuve de cohérence en toutes circonstances, n’est-ce pas sa seule boussole quand le pays est en train de vaciller ?
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