Nice-MHSC. La Paillade avec un cœur tout neuf pour réussir un coup sur la Côte d'Azur en Coupe de France
Montpellier visera une première qualification pour les quarts de finale depuis 2021, ce mercredi 4 février (20 h 30) à Nice, en plein redressement.
Fantasme d’une vieille génération ou instants fanés par le temps qui passe ? Quand la Coupe de France s’invite sur la route de Montpellier, rompt la routine d’une saison qui se cherche une direction, elle ravive l’excitation des premiers pas au plus haut niveau. D’un train en marche vers un premier trophée (1990), mâtiné d’excès et rédemption.
La Coupe de France répare souvent un parcours boiteux, éponge les cauchemars d’un relégué et ressuscite peut-être un après. Un mois après le coup d’éclat à Metz (0-4), en 16e de finale, ce Montpellier-là ranime ce passé récent d’une vie en Ligue 1 avec le déplacement mercredi à Nice, en quête d’un cache-misère d’un parcours en Ligue Europa et championnat.
Deux clubs en quête de nouvelle voie
La perspective de jouer un quart de finale pour la première fois depuis 2021, et l’échec douloureux en demi-finale devant le Paris SG (2-2, 5-6 tab), inaugure une semaine de prestige avant de s’immerger samedi dans le Chaudron de Geoffroy-Guichard à Saint-Étienne. "Cela ne va pas changer la saison, mais ce sont deux matches importants. Si ça se passe bien, on peut avoir une bonne fin de saison avec de l’ambition. C’est assez excitant ", mesure le défenseur Enzo Tchato.
En plein cœur d’une saison quelque peu déroutante, Montpellier et Nice veulent saisir ce 8e de finale pour s’assurer qu’ils empruntent une voie nouvelle qui peut mener jusqu’au Stade de France. Les partenaires de Téji Savanier, de retour après avoir soigné un genou, veulent confirmer les deux succès à Bastia (0-1) et devant Guingamp (3-1) à La Mosson et surtout une approche revigorante, "où l’on parle de l’état d’esprit avant la stratégie", selon Enzo Tchato.
"Jouer la Coupe, ça ne veut rien dire"
Pour briser les montagnes russes, l’entraîneur Zoumana Camara a tapé du poing sur la table après la défaite à Boulogne (1-0), mi-janvier, et attend un écho fondateur. "Devant Guingamp, j’avais réclamé le même état d’esprit et agressivité qu’à Bastia. Tout aurait pu mal s’emboîter. Mais avec combativité, l’équipe a renversé la tendance. Avec un état d’esprit, on peut faire tourner les choses du bon côté. On veut s’appuyer sur ça et continuer à avancer", prévient-il.
Nice fait miroiter les mêmes ressorts. Depuis la trêve hivernale, il a rappelé les vieux gardes-chiourmes du sérail, les anciens présidents Jean-Pierre Rivère et Maurice Cohen, et sorti de sa retraite l’inusable entraîneur Claude Puel (64 ans), autre ancien de la maison. Les partenaires d’Elye Wahi, ex-buteur héraultais arrivé au mercato, peuvent encore sauver leur saison. "On a envie de passer, comme Montpellier. Jouer la Coupe, ça ne veut rien dire. On va jouer un match de Coupe. On se doit de tout faire pour passer. Impossible de se projeter sur la suite", coupe le pragmatique Puel.
Ce tête à tête entre deux équipes qui n’habitent plus au même étage mais veulent remonter la pente pourrait se jouer sur un coup de cœur. Et réveiller tout un passé.



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