Nice-MHSC : Everson Junior face à son frère Everton sous les yeux du papa, une réunion de famille sur la Côte d'Azur
Le 8e de finale de Coupe de France entre Nice et le MHSC, ce mercredi 4 février (20 h 30), est l’occasion pour le Pailladin Everson Junior d’affronter son frère et un club marqué par son père.
"Quand j’ai vu le tirage, j’ai voulu ne pas y penser, mais je me suis fait très vite à la réalité : c’est plus fort que moi." Depuis le 13 janvier dernier et le tirage au sort des 8es de finale de la Coupe de France, Everson Junior est en lutte avec lui-même. Y songer sans en faire une obsession. Quoi qu’il en soit, malgré ses efforts, ce Nice-MHSC, mercredi à l’Allianz Riviera, portera le sceau de l’extraordinaire. Bien plus qu’un match de foot, il sera le théâtre d’une réunion de famille sous le regard du papa, Everson (50 ans).
À moins que Claude Puel et Zoumana Camara en décident autrement, ses deux fils, Everton le Niçois et Everson Junior le Montpelliérain, seront face à face. Pour un duel fratricide au cœur du jeu entre deux milieux qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. "Ce sont les mêmes gènes, les chiens ne font pas des chats", se marrait l’Héraultais de 22 ans en octobre.
Everton lancé en janvier
"Dire qu’il n’y a pas quelque chose de particulier, qu’il n’y a pas une saveur qui dépasse le terrain, ça serait vraiment dur", reprenait-il dans un sourire vendredi soir, avant ces retrouvailles lancées par son premier but montpelliérain face à Guingamp (3-1).
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Son frangin, de quatre ans son cadet, n’en est pas encore là. Puel l’a lancé le 3 janvier dernier face à Strasbourg. Depuis, deux autres titularisations ont suivi, en L1 et en Ligue Europa, pour un élément de 18 ans proche de quitter son club de toujours l’été dernier. Malgré son statut de capitaine des U19, il ne s’était pas vu proposer de contrat.
L’arrivée du technicien, à la toute fin décembre, a changé sa trajectoire. Et celle d’une famille franco-brésilienne attachée à la promenade des Anglais depuis les foulées du papa non loin de là.
L’héritage du "Bison"
Au cœur de l’antique Stade du Ray, délaissé depuis 2013 pour l’Allianz Riviera, Everson avait écrit un chapitre inoubliable de sa longue carrière. Pendant deux ans (2002-2004), le “bison”, bouc finement taillé et crâne rasé au-dessus d’un corps musculeux, avait régalé les Aiglons de son impact et ses frappes de mammouth (70 matches, 11 buts).
Il a laissé en héritage bien plus que des tampons ou des coups francs. De son union avec une prof de sport brésilienne, quatre enfants sont nés, dont trois passés par les jeunes du Gym : Everson Junior, non conservé à ses 14 ans et parti à l’AC Ajaccio, Everton et une des deux sœurs, Elis. L’autre, Emi, a préféré le rugby à Blagnac.
Ce 8e de finale les rassemblera sous une même bannière, rapprochement d’une lignée "très fusionnelle mais maintenant éparpillée", souffle l’aîné. Ces derniers jours, il s’est préparé à ce moment à part dans sa ville de naissance. "Je suis très calme. Surtout, il faut jouer le match le jour du match, pas avant, pas après, c’est le plus important." Le plus important après la famille, tout de même.




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