Téléphones, drogues, agressions… la colère des surveillants pénitentiaires après un nouvel incident à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone
Une opération de fouille au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone a dégénéré, mercredi 4 février, blessant légèrement un surveillant, a indiqué le syndicat Ufap Unsa Justice. L’incident, lié à la saisie de téléphones portables, illustre selon les représentants du personnel la montée de la violence et des tensions en détention, alors que 25 portables et plus de 220 g de cannabis ont été découverts ces cinq derniers jours.
Une opération de fouille a dégénéré ce mercredi 4 février au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone et a fait un blessé léger dans les rangs des surveillants pénitentiaires. Selon le syndicat Ufap Unsa Justice, l’incident illustre une nouvelle fois la montée des tensions et de la violence en détention.
Pris au dépourvu et dans la précipitation, un détenu a d’abord laissé tomber un téléphone portable qu’il dissimulait sur lui. De rage et alors que le contrôle de sa cellule se poursuivait, le mis en cause a sorti un second appareil et l’a violemment projeté en direction de l’agent, le touchant au niveau de la bouche.
25 téléphones saisis en l’espace de cinq jours
Cet épisode intervient dans un contexte jugé préoccupant par les représentants du personnel. Depuis samedi, pas moins de 25 téléphones portables et plus de 220 g de résine de cannabis ont en effet été découverts à l’intérieur de l’établissement. Des saisies qui, selon l’organisation syndicale, témoignent de la facilité avec laquelle certains objets interdits circulent en détention.
Une situation de plus en plus difficile à gérer pour les agents. "Pendant que certains détenus profitent de téléphones, de consoles de jeux ou de chichas électroniques, d’autres profils notoirement violents multiplient agressions, menaces ou pressions sur le personnel", s’insurge Marine Orengo, secrétaire locale de L’Ufap Unsa Justice, évoquant un sentiment de "manque de soutien et de reconnaissance du travail des surveillants".
Le détenu impliqué dans l’agression devrait être prochainement affecté en Unité pour détenus violents (UDV). Une perspective jugée nécessaire mais insuffisante pour les syndicalistes qui réclament "des sanctions disciplinaires exemplaires, une tolérance zéro face aux violences contre le personnel ainsi que des fouilles renforcées et systématiques".


