"Adrénaline", "Peur d’être surpris", "Découverte du mystère d’un lieu" : rencontre avec Max Urbex, un Biterrois passionné d’explorations urbaines et de paranormal

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  • "Max Urbex" est passionné d’exploration urbaine et de paranormal. "Max Urbex" est passionné d’exploration urbaine et de paranormal.
    "Max Urbex" est passionné d’exploration urbaine et de paranormal. DR
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L’explorateur et vidéaste a plus de 50 000 followers sur Tik Tok et plus de 6 200 abonnés sur son site où il dépose ses vidéos et ses expériences.

Arrivé sur Béziers à l’âge de 12 ans, Max Urbex (son nom d’artiste), bientôt 28 ans, réalise depuis quatre ans des explorations urbaines sur et dans des lieux insolites. Son but et sa passion sont la découverte d’endroits délaissés, ouverts à l’exploration comme des maisons, châteaux, hôpitaux, morgues, maisons de retraite, bunkers et anciennes mines.

À travers de minutieuses et longues recherches sur Google Map, il repère et sélectionne des toits délabrés, des jardins non entretenus et se rend sur place, d’abord seul pour savoir s’il peut ensuite les proposer.
Plusieurs sentiments résonnent en lui lorsqu’il découvre un lieu. "Comme la montée d’adrénaline par la peur d’être surpris par des squatters, animaux ou autres, les dangers éventuels, la découverte du mystère que peut receler le lieu, imaginer et se refaire la vie des anciens occupants au regard des vêtements, meubles, photos, documents, bijoux, véhicules, laissés sur place…", précise-t-il.

Des enquêtes et des découvertes

Mais ce qui le pousse surtout, c’est la recherche de l’histoire des personnes décédées ou disparues afin de filmer ces découvertes, d’enquêter pour raconter. Aujourd’hui c’est plus de 50 000 followers sur Tik Tok et plus de 6 200 abonnés sur son site où il dépose ses vidéos, partage ses expériences et a déjà réussi à retrouver des descendants familiaux.
Beaucoup de lieux sont souvent abandonnés à cause de déménagements non suivis de reprise, de désaccords d’héritage ou en raison d’une présence trop importante d’amiante.

Une lueur et une brume blanche à la fenêtre qui avait une apparence humaine ou fantomatique

Il est également attiré par le paranormal, notamment les fantômes, auxquels il croit.
Il explique avoir eu un choc visuel, vers 6 ans, "en voyant une lueur et une brume blanche à sa fenêtre qui avait une apparence humaine ou fantomatique, puis un flash d’ombre noire dans un cimetière vers 12 ans".

Il confie avoir été, plus tard, fortement impressionné par le film Paranormal Activity mais sa curiosité et son attirance pour ces domaines étaient déjà nées.
Dans ce domaine, il réalise avec son ami et spécialiste JRM, des recherches et analyses grâce à des machines et appareils comme des détecteurs de mouvements ou de bruits inaudibles à l’oreille humaine. Lors de ces sorties, le plus important pour Max est de respecter des règles de prévention Urbex très strictes comme : ne pas s’introduire en cassant, ne pas voler, ne pas déplacer d’objet, ne pas donner les coordonnées GPS des lieux visités, porter une tenue adaptée. D’où son souhait, aujourd’hui, de faire découvrir aux gens l’exploration urbaine mais en respectant ses règles.

Urbex ?

Le mot "urbex" vient de la contraction des mots "exploration urbaine." Quand on évoque ce terme d’urbex, on parle d’une visite approfondie d’un lieu délaissé ou abandonné, de manière illégale et sans prendre le statut juridique du lieu en considération. Mais paradoxalement, des règles précises encadrent cette pratique. Une sorte de code moral que beaucoup respectent. La pratique de l’urbex fait des adeptes dans le monde entier.

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