Boulogne – MHSC : Montpellier sans leader dans la difficulté s’enfonce dans le ventre mou de Ligue 2
Encore mené au score à Boulogne, Montpellier n’a pas été capable de réagir pour finalement s’incliner. Une tendance régulière depuis le début de saison.
"C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur", dit le proverbe. Pour Montpellier, il devient de plus en plus haut à mesure que les contre-performances s’enchaînent en Ligue 2.
Avec la défaite à Boulogne (1-0), vendredi soir, le MHSC reste sur quatre revers en cinq matches et occupe en attendant la fin de cette 19e journée la 10e place au classement, à sept points des barragistes que ce soit pour la montée ou… pour la relégation.
Le problème, c’est qu’on ne sent pas la tendance s’inverser si on en juge la prestation rendue par les hommes de Zoumana Camara dans le Pas-de-Calais. "On a un effectif jeune qui manque de régularité, de continuité, un peu de vice et d’expérience par moments. La réalité, c’est qu’il faut constamment être à plus de 100 %, être déterminé pour pouvoir remporter un match en Ligue 2."
"Une constance dans l’aspect mental"
L’entraîneur héraultais pointe également une "baisse dans l’intensité, l’impact, l’aspect technique, la justesse". Si son équipe ne met pas cela, elle est "vulnérable et peut être battue par n’importe qui". Voilà donc les symptômes définis par le coach du MHSC. Mais quels sont les remèdes ? Un changement tactique ? Pour Zoumana Camara, la solution serait de "déjà retrouver une constance dans l’aspect mental. Si on y arrive, on pourra déjà remédier à beaucoup de choses".
Pour cela, il faut des joueurs forts dans leur tête et froids dans la tempête. Ce que n’est pas arrivé à faire Téji Savanier à Boulogne qui, voyant le résultat échappé à son équipe, s’est énervé, se faisant prendre en grippe par le public boulonnais et passant toute la fin de match à parler avec l’arbitre. L’ex-capitaine est un leader de jeu mais pas de terrain.
Tout comme sont sensés l’être Julien Laporte, Alexandre Mendy et Becir Omeragic. Le capitaine suisse arrive à être diplomate avec les arbitres et on le voit, quand ça ne va pas, taper dans ses mains pour encourager ses coéquipiers. Mais avec très peu de résultats derrière. Ça manque de charisme et de caractère pour faire réagir. Il n’y a pas de voix qui portent.
Depuis le début de saison, il faut souvent que les joueurs passent par le vestiaire à la mi-temps pour les voir réagir, ne trouvant pas la solution sur le terrain, qu’elle soit tactique ou mentale…
Bastia les attend…
Le vestiaire vit bien, les joueurs le répètent souvent depuis le début de saison. Mais il compose aussi avec un déficit de fortes personnalités capables de tirer tout le monde derrière elles. Et pourtant, il va en falloir du caractère pour casser la mauvaise dynamique et se relever.
D’autant plus qu’un déplacement à Bastia attend les Montpelliérains, vendredi prochain. "Les Bastiais viennent de gagner donc ils sont quand même relancés. Il va falloir s’attendre à un match compliqué. Il faudra énormément de personnalité pour pouvoir jouer ce match-là", ne cache pas Zoumana Camara. Qui connaît bien le contexte pour y avoir évolué pendant un an, durant la saison 1999-2000. Des Corses que le MHSC a déjà battus deux fois cette saison en amical (1-0) et en championnat (2-0), et qui voudront donc leur revanche.
Aux Montpelliérains de prouver qu’ils en sont capables. C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur…



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