Budget 2026 : Sébastien Lecornu dégaine désormais le 49.3 sur la partie dépenses, de nouvelles motions de censure déposées
Après un premier 49.3 sur la partie "recettes" du budget 2026, Sébastien Lecornu a engagé une nouvelle fois sa responsabilité par un deuxième 49.3, portant désormais sur la partie "dépenses". Deux nouvelles mentions de censure ont été déposées par le Rassemblement national et La France insoumise.
Sébastien Lecornu a de nouveau engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote la partie "dépenses" du budget et l’ensemble du texte, après le rejet de deux motions de censure valant adoption de la partie "recettes".
"Permettez-moi d’engager la responsabilité de nouveau du gouvernement sur la base de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution sur la partie II du projet de loi de finances pour 2026 ", a déclaré ce vendredi 23 janvier 2026 devant l’Assemblée nationale le Premier ministre.
La France insoumise a annoncé dans la foulée le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée de la même manière mardi, faute du soutien de la droite et des socialistes. Le Rassemblement national en déposera une aussi. Les deux seront examinées la semaine prochaine.
Et après ?
Le PLF sera ensuite transmis au Sénat avant de revenir à l’Assemblée où le gouvernement engagera à nouveau sa responsabilité, cette fois sur l’ensemble du texte. Le processus dans son entier, examen des motions compris, devrait se terminer autour du 3 février, selon le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous.
À la tribune vendredi matin, la présidente du groupe Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé un "abus de Constitution" pour faire adopter un budget "Tchernobyl". "Les Français vous voient et ils mettront la facture dans l’urne", a dit la cheffe de file du parti bien placé dans les sondages sur les intentions de vote à deux mois des élections municipales et un an et demi de la présidentielle.
Au nom de La France insoumise, Eric Coquerel a désigné le président Emmanuel Macron comme le "premier responsable de la situation" et qualifié d'"escroquerie" le budget discuté depuis l’automne au Parlement.
"Rien de ce qui s’est passé ces derniers mois n’a été inutile", a affirmé pour sa part Sébastien Lecornu, vantant le travail parlementaire qui a permis de faire voter le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et de bâtir un budget à même de n’être censuré ni par le Parti socialiste (PS), ni par Les Républicains.
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