Chantal Mauchet préfète de l’Hérault, fait sa première visite à Clermont, une ville en pleine mutation

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  • A gauche, la préfète Chantal Mauchet sur le chantier de La Filandière.
    A gauche, la préfète Chantal Mauchet sur le chantier de La Filandière. JM - JM
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Chantal Mauchet, a parcouru les principaux chantiers et projets structurants du centre-ville. Une visite "technique", au pas de charge, qui illustre l’accélération des transformations urbaines portées par la commune avec le soutien de l’État.

"Allez, on avance…" Ce 3 février, l’invitation à poursuivre la visite, à tempo allegro, est revenu inlassablement dans la bouche du premier magistrat de Clermont-l’Hérault, après la présentation de chaque réalisation, ou projet, qui avaient été cochés pour la première visite communale de la nouvelle préfète dans l’Hérault, Chantal Mauchet. "Une visite technique", insistait Gérard Bessière. Accompagné d’élus, dont la conseillère départementale Marie Passieux, arborant une ostensible cravate rose, le maire aura donc, souvent, cédé la part belle aux techniciens Clermontais dans la présentation des sites.

Les habitants attendent la création de lieux de vie

De l’Ilôt d’Enoz réhabilité, en passant par la place du Radical ou celle de la République, la visite, sera logiquement passée par le chantier de la Filandière et son projet de réhabilitation de l’ancienne école en un centre socio culturel et solidaire. À l’occasion de sa venue, la représentante de l’état prenait, In situ, la mesure des programmes accomplis ou lancés dans le Bourg Centre. Un constat "particulièrement important pour moi car c’est aussi le résultat du travail de terrain que fait l’État territorial dans le département. Nous travaillons avec les élus pour aider à la concrétisation des projets. Là, il s’agit de projets qui ont pris plusieurs années avec de l’ingénierie et une coordination financière. Nous les avons accompagnés pour trouver toutes les capacités de financement public possibles sur leurs opérations." Des aides notamment incarnées dans les opérations PVD, Petites villes de demain qui "permettent aux élus d’avoir une réflexion sur la revitalisation de leur centre-ville. C’est ce que nous avons vu ici : réhabilitation de friches, actions culturelles… Les habitants attendent la création de lieux de vie, comme le projet de la Filandière. C’est très important pour les habitants. C’est ce que l’on vise avec les élus, les services de l’État pour proposer des services, le plus rapidement possible, aux habitants."

 

Les financements de la Filandière.

D’un coût prévisionnel de 7,458 M€ le projet de la Filandière doit bénéficier de 5,967 M€ de suventions. Dont : Dotation Générale de Décentralisation Bibliothèque (1,374 M€) ; Les Fonds verts de l’Etat (1,253 M€) ; la Région Occitanie (480 000 €) ; L’Europe au titre des Feder (300 000). ; La Banque des territoires 68 410,00 € ; L’état, DSIL (1,2 M€) ; l’Etat, DETR : (554 245 €) ; le Département de l’Hérault 591 166 € ; la Com com du Clermontais : 45 000 € ; Hérault Energies 100 000 €.

La commune participe quant à elle à hauteur de 1,492 M€.

Et dans un pays ou la lenteur administrative est souvent pointée du doigt, même si la réhabilitation de l’îlot d’Enoz avait été anticipée avant 2020, force est de constater les mutations de la ville. "Il est important de tout bien articuler : le choix des architectes, la réflexion en termes d’ingénierie… Ici, ce qui a fait gagner du temps, c’est que les élus étaient très motivés et avaient la volonté de réaliser des projets. Grâce à l’aide de l’Etat, ils se sont rapidement trouvés sur les bons rails pour trouver les subventions, les dispositifs d’État à mettre en place… Ensuite, les collectivités locales, comme le Conseil Régional, se sont également greffées sur ces projets." Ce mardi, la présence des conseillères régionales* Florence Brutus (5e vice-présidente) et Myriam Gayraud, attestait d’ailleurs de l’attention portée par la Région à l’accompagnement et au suivi des contrats Bourg Centre et à la gestion des Fonds Européens de Développement Régional (Feder).

À Clermont, ce mardi matin, la septième visite préfectorale depuis 2020 s’achevait vers 13 h, sur la friche Salasc. Un site ou devrait voir le jour, d’ici deux ans, un hôtel-restaurant solidaire, piloté par l’Armée du salut, sans financements communaux. Nul doute que le lieu fera l’objet de futures visites préfectorales…

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Les commentaires (3)
zibe Il y a 1 jour Le 04/02/2026 à 14:36

le casque ne va pas bien à tout le monde......

Aimezlaouquittezla Il y a 1 jour Le 04/02/2026 à 11:16

Promenade et cinema

sulfate Il y a 1 jour Le 04/02/2026 à 08:56

On comprend mieux maintenant pourquoi le département de l'Hérault veut se débarrasser des pères de famille blanc , handicapés etc ...