Deux nouveaux bassins de stockage pour limiter les déversements d’eaux grises dans la lagune de Thau

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  • Deux bassins de stockage de l’eau en cas de pluies exceptionnelles construits en souterrain an stade Louis-Michel (en haut) et au cimetière Py (en bas).
    Deux bassins de stockage de l’eau en cas de pluies exceptionnelles construits en souterrain an stade Louis-Michel (en haut) et au cimetière Py (en bas). H.A.
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L’Agglo de Sète a lancé en novembre la construction de deux bassins de stockage souterrains. L’un sous le parking du cimetière Py et l’autre sous celui du stade Louis-Michel, dans le quartier des Métairies. Des aménagements pour favoriser la limitation des rejets d’eaux grises dans l’étang de Thau.

Les pelles mécaniques vont bon train du côté du parking du stade Louis-Michel et de celui du cimetière Py. Le rapport entre les deux chantiers assez éloignés, c’est la construction de part et d’autre de deux bassins de stockage/restitution d’eau souterrains, destinés à préserver l’étang de Thau de déversements intempestifs d’eaux grises dans la lagune. "Deux nouveaux bassins vont être construits afin de soulager le réseau d’assainissement et limiter les déversements en période de fortes pluies", indique Sète Agglopôle qui poursuit ainsi son programme d'"actions en faveur de la réduction des rejets de polluants dans la lagune de Thau et de la préservation de la qualité de l’eau". Il s’agit de "renforcer la chaîne de transfert des eaux usées vers la station d’épuration des eaux blanches", explique Laurent Scala responsable du service travaux du service du cycle de l’eau à l’Agglo, qui rappelle que la collectivité investit 10 à 12 millions d’euros par an dans les travaux de renouvellement et d’étanchéité des réseaux d’eau potable et d’assainissement.

Limiter les rejets polluants

Le phénomène a été identifié par les services de l’Agglo, au sein du réseau unitaire (eau usée et eau de pluie) qui en cas de forte pluie, comme lors du dernier épisode cévenol, où la pluviométrie intense vient saturer le réseau d’eaux usées et engendrer des rejets polluants dans l’étang avec un effet différé. "Les déversements constatés en amont des postes de refoulement “Perette” et “Métairies” lors d’épisodes pluvieux marqués peuvent générer des contaminations bactériologiques de la lagune de Thau et potentiellement impacter la qualité des eaux de baignade lors de pluies exceptionnelles", indique l’Agglo.

"Conçus pour faire face à des pluies correspondant à une période de retour de deux ans"

Cette dernière "entreprend ainsi la construction de deux bassins enterrés en béton dans ces secteurs. Ces ouvrages sont conçus pour faire face à des pluies correspondant à une période de retour de deux ans sans déversement vers le canal St-Joseph (à l’île de Thau, NDLR)". C’est-à-dire capable d’absorber une pluie d’une intensité et d’une durée exceptionnelle ayant une chance de se reproduire statistiquement tous les deux ans.

Concrètement, "les bassins permettront de stocker temporairement les eaux usées lors des fortes pluies. Une fois l’épisode passé, les effluents seront progressivement réintroduits dans le réseau afin d’être traités à la station d’épuration des Eaux Blanches", précise l’Agglo. Les chantiers de construction des bassins ont débuté à la mi-novembre.

Le bassin des Métairies prêt pour l’automne prochain

La plus grosse de ces deux bassines, celle dite des "Métairies" est actuellement creusée sous le parking du cimetière Py pour un volume de 1 150 m 3 (la rue des Reflets est ainsi fermée jusqu’à la livraison prévue à l’automne prochain). A l’issue des travaux, un nouveau parking sera reconstruit au même emplacement. Son coût a été évalué à 1 819 069 € TTC. Quant au second bassin en construction, baptisé "Perette", il est en ce moment en cours d’implantation pour un volume de 300 m3 sous le parking en stabilisé du stade Louis-Michel, du côté de l’avenue de la Source. Il pourrait être livré d’ici le mois de juin, avec une réhabilitation de l’aire de stationnement en suivant. Coût total de cette seconde opération : 949 839 € TTC. Le tout financé à 50 % par l’Agglo et 50 % par l’Agence de l’eau.

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Les commentaires (9)
miledieu Il y a 22 jours Le 14/01/2026 à 10:25

Réponse à Elzehard.
Pas d'inquiétude je ne mange aucun coquillage qui sort de cet étang. Été comme hiver il y a toujours des soucis à moins d'avoir des oeillères devant les yeux... avec les grosses pluies pendant les fêtes des analyses ont étaient réalisées apparemment acceptables ! Quelques jours après les 3/4 des consommateurs ont été malades même hospitalisés pour certains. Si vous êtes bien d'ici vous devez bien savoir toutes ce qui se déverse dans cet étang!

Anonyme142153 Il y a 22 jours Le 14/01/2026 à 09:28

C'est ce que l'on nomme une emplâtre sur une jambe de bois !
Le problème des pluies n'est que ponctuel alors que les déversements des effluents des stations d'épurations sont continuels et posent un problème gravissime et chronique que les responsables ne veulent pas voir ou même occultent alors que les effets sont facilement visibles !
C'est un véritable écocide aux conséquences dramatiques !

Anonyme202404 Il y a 22 jours Le 14/01/2026 à 07:44

Le terme "Limiter" est insuffisant.
Il faudrait plutot "contenir"