Leclerc, Intermarché, Carrefour… pourquoi nos supermarchés ratent le virage écologique
Une étude évolue la performance de 27 enseignes européennes de la grande distribution, dont E.Leclerc, Carrefour et Intermarché en France. Le trio n’est pas vertueux.
Quels supermarchés alignent leurs plans climatiques sur l’Accord de Paris et rééquilibrent leurs ventes de protéines en faveur d’une alimentation plus riche en végétaux ? Quelle place occupent les produits sains dans les promotions ?
Le think tank néerlandais Questionmark, à l’initiative de l’étude, et les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas soutenues par le Réseau action climat pour la France publient la première édition de l’étude Superlist Environment Europe.
Objectif : passer au crible la politique de vente et de mise en avant des produits alimentaires des enseignes de la grande distribution dans huit pays. Trois enseignes nationales, Carrefour France, Intermarché et E.Leclerc sont étudiées, parmi 27 enseignes sélectionnées (Lidl, Jumbo, Aldi, Coop, Jumbo…).
À la première question, Carrefour France arrive en douzième position, Intermarché est vingtième, E.Leclerc bon dernier, à la 27e place. Premier du classement, Lidl Pays-Bas est, de loin, le plus vertueux, avec 52 % de conformité au Plan climat et 77 % d’engagement en faveur de la transition protéique.
Les Français en retard
Pour la deuxième question, le résultat est plus contrasté : Carrefour affiche "la part la plus importante de produits sains mis en avant", 21 % des produits, devant E.Leclerc (19 %) et Intermarché (17 %). Mais "les promotions de produits défavorables à la santé" occupent "47 % de l’espace" chez Carrefour, 44 % chez Intermarché et 35 % chez E.Leclerc.
"Le principal écueil des distributeurs français", selon les auteurs de l’enquête, réside dans "la faiblesse des actions pour favoriser une alimentation saine et durable".
Pour Benoît Granier, responsable "alimentation" du Réseau action climat, "notre évaluation montre le retard des supermarchés français vis-à-vis de leurs homologues européens dans leurs actions pour le climat et la transition vers une alimentation plus saine et équilibrée. Il est problématique et préoccupant que E.Leclerc, premier distributeur français en parts de marché, soit bon dernier de ce classement".
"Le secteur de la distribution est loin d’utiliser pleinement son influence pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat", ajoute Charlotte Linnebank, directrice de Questionmark.
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