Du paradis à l’enfer, Montpellier a dit au revoir à la Coupe de France après une fin de match cauchemardesque à Nice
En tête 2-0 à la 72e minute, Montpellier a été renversé par Nice et dit au revoir à la Coupe de France au stade des 8es de finale, mercredi 4 février.
Il est allé au bout de la nuit et de lui-même. Mais le Montpellier HSC ne verra pas le jour se lever en quart de finale de la Coupe de France, balayé mercredi dans le temps additionnel par les regrets et la frustration d’un tir enveloppé de Sofiane Diop aussi sublime que cruel. Sa trajectoire a réduit en cendres les espoirs d’une Paillade qui menait 2-0 à la 72e minute et filait prendre son quart.
Mais la Coupe de France est une “Vieille Dame” versatile. Elle a finalement décidé de s’offrir à Nice, revenu de nulle part dans une fin de match étouffante, fatale à des Montpelliérains qui avaient presque tout bien fait et tout mis sur un terrain quitté avec des crampes et la tête de ceux passés tout près. Avant le crash.
En tête après 2 minutes et 25 secondes de jeu
Ainsi va la vie de l’épreuve de “tous les possibles”, machine depuis des lustres à créer des renversements et des soirées folles. Celle de mercredi a longtemps été celle du MHSC, bien décidé à retrouver des quarts plus vus depuis 2021. Après la furie messine (0-4), en 16es de finale le 11 janvier, les partenaires de Téji Savanier, alors buteur en Lorraine après 7 minutes, s’étaient à nouveau transfigurés sur la Côte d’Azur.
Après 2’25”, ils menaient déjà grâce à une frappe dévissée d’Everson Junior, suivie d’un une-deux entre le Franco-Brésilien et Nicolas Pays. Lucas Mincarelli avait suivi et même si Oppong le devançait pour reprendre le centre, un premier grand pas était fait.
L’habituel latéral, transformé en piston mercredi, ne s’en était pas arrêté là, offrant le second but à Alexandre Mendy (69e), qui avait tout fait tout seul ensuite. Le tir en pivot puis la reprise en taclant, toute rage dehors.
Le plan était presque parfait
Depuis 2013 et l’installation des Aiglons à l’Allianz Riviera, le MHSC ne s’y était imposé qu’à deux reprises. La troisième pierre, il pensait la poser en partant d’un édifice inédit. Aux huit changements du Niçois Claude Puel par rapport à son dernier onze de départ, Zoumana Camara avait répondu par six rotations. Et surtout, un système totalement inédit : un retour à la défense à cinq, plus vue depuis septembre dernier, au sein de laquelle Théo Sainte-Luce, habituel latéral ou piston, occupait la position de central gauche au côté d’un Mincarelli très offensif.
L’attelage était osé, le plan était parfait. Jusqu’à la 72e minute. Car après avoir été inoffensifs et bloqués, notamment par un duo Christopher Jullien-Julien Laporte très solide, les Aiglons sont redevenus des prédateurs. La faute aux grands fauves lancés par Puel à la pause : les anciens Montpelliérains Elye Wahi et Morgan Sanson mais aussi Jonathan Clauss. Pour une pression bien plus forte et une réduction du score de Boudache au bout d’un centre de… Wahi (73e). Avant que Mendy, le Niçois cette fois, ne profite d’un mauvais renvoi d’Everson sur corner (89e).
La fin avant la fin et cette frappe d’un autre entrant, Diop, pour enterrer un MHSC qui n’avait pas droit au bonheur. Il devra réessayer dans le Chaudron de Saint-Étienne, dès samedi. Un autre enfer, vert celui-là, pour un paradis qui ne tient plus qu’à la Ligue 2 désormais.
Le match
Nice 3 Montpellier 2
Allianz Riviera.
Mi-temps : 0-1.
Arbitre : Romain Lissorgue. Spectateurs : 17 949.
Buts pour Nice : Boudache (73e), An. Mendy (89e), Diop (90e+ 7).
Buts pour Montpellier : Oppong (3e, csc), A. Mendy (69e).
Avertissements à Montpellier : Mincarelli (32e), Savanier (45e), Everson (90e+ 2), Laporte (90e+ 4).
NICE : Y. Diouf – Oppong (Clauss, 46e), A. Mendy, Bah, Mantsounga (Sanson, 46e) – Vanhoutte (cap.), Abdul Samed (Wahi, 46e) – Louchet, Bernardeau, Jansson (Diop, 64e) – Diallo (Boudache, 64e).
MONTPELLIER : Michel – El Hannach (Tchato, 64e), Laporte, Jullien, Sainte-Luce, Mincarelli – Omeragic (cap.) (Chennahi, 81e), Everson Jr, Pays (Mbuku, 64e), Savanier (Issoufou, 64e) – Mendy.




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