Elle a vu tellement d’horreurs qu’elle est devenue phobique des commissariats : une ancienne policière demande 1 million d’euros

  • La quinquagénaire a rejoint la Metropolitan Police (Met) en 1997.
    La quinquagénaire a rejoint la Metropolitan Police (Met) en 1997. EPA - NEIL HALL
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Ancienne enquêtrice spécialisée dans les affaires d’abus sexuels sur mineurs, Kirstie Coy-Martin, 52 ans, poursuit Scotland Yard pour négligence et réclame plus d’un million de livres sterling de dommages. Celle-ci, aujourd’hui incapable d’entrer dans un commissariat, affirme souffrir de stress post-traumatique lié à ses années de service.

Ancienne enquêtrice… maintenant traumatisée. Kirstie Coy-Martin, originaire de Chichester et âgée de 52 ans, est une ancienne policière qui a travaillé pendant de longues années au sein de la police métropolitaine de Londres, précisément dans le service d’enquête dédié aux abus sexuels et violences faites aux enfants.

Aujourd’hui, elle a décidé d’attaquer Scotland Yard – quartier général du Metropolitan Police Service de Londres – en justice et réclame un million de livres sterling – soit plus de 1 154 000 euros.

Mutée en 2005 dans ledit service, la quinquagénaire explique que les expositions répétées à des scènes et contenus particulièrement traumatisants ont eu des effets sur sa santé mentale. Elle affirme avoir développé un stress post-traumatique au fil des années, selon nos confrères étrangers de GBNews.

Alors, pour préserver sa santé, elle a été reclassée comme enquêtrice à domicile, avant de prendre sa retraite anticipée en 2023. Malheureusement, les conséquences sont trop graves. La femme dit être incapable de pénétrer à l’intérieur d’un commissariat de police. L’idée même lui provoque une détresse émotionnelle.

Un préjudice psychologique "prévisible"

Ses représentants légaux affirment que Scotland Yard a failli à son devoir de protection. Ces derniers estiment que "ses conditions de travail étaient dangereuses et qu’un préjudice psychologique grave était intrinsèquement prévisible".

De son côté, l’établissement conteste les accusations de la plaignante. Il affirme que Kirstie Coy-Martin n’avait jamais signalé de problèmes de stress ou de santé mentale et que ses conditions de travail de ces derniers temps n’avaient pas été particulièrement stressantes.
 
Si aucun accord n’est trouvé entre les deux parties, un procès complet devrait se tenir devant le Central London County Court.