Beaucaire-Tarascon : chez Fibre Excellence, plusieurs syndicats inquiets pour l’avenir alertent l’État

  • Le site de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Le site de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône.
    Le site de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Correspondante Midi Libre
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Correspondante Midi Libre

L’avenir du groupe Fibre Excellence, acteur industriel majeur de la filière papetière en France notamment implanté à Tarascon et Saint-Gaudens, suscite de vives inquiétudes.

L’avenir du groupe Fibre excellence, acteur industriel majeur de la filière papetière en France notamment implanté à Tarascon et Saint-Gaudens, suscite de vives inquiétudes. Les organisations syndicales CGT, CFDT et FO ont récemment été reçues à Bercy par le Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) afin d’alerter les pouvoirs publics sur les graves difficultés financières rencontrées par l’industriel papetier.
Selon les syndicats, la situation est désormais critique. Lors d’un comité de groupe en octobre dernier, la direction a indiqué que les six prochains mois seraient décisifs pour la survie du modèle économique de Fibre excellence. En cause, notamment, la hausse de 50 % du coût du bois de trituration depuis 2021 et un prix de rachat de l’électricité issue de la biomasse jugé insuffisant, resté compris entre 105 et 120 euros par mégawattheure.

"Distorsion de concurrence"

Les représentants du personnel dénoncent une "distorsion de concurrence", estimant que certains sites industriels concurrents ont bénéficié de revalorisations bien supérieures. Ils réclament une correction rapide de cette situation, la sécurisation de l’approvisionnement en bois local grâce à un renforcement du partenariat avec l’Office national des forêts, ainsi qu’une revalorisation du prix de vente de l’électricité produite sur les sites.

Nouvelle réunion ce 22 janvier

L’avenir de l’emploi est au cœur de ces préoccupations. Sans mesures concrètes, les syndicats évoquent un risque réel de cessation d’activité d’ici fin mars 2026, avec "des conséquences directes pour l’ensemble des salariés de l’entreprise et de ses sous-traitants".
Le Ciri a indiqué être en discussion avec la direction du groupe depuis plusieurs mois et ne pas souhaiter la fermeture des sites. Une nouvelle réunion est prévue le 22 janvier, au cours de laquelle l’intersyndicale espère obtenir des engagements concrets de l’État.
Correspondant Midi Libre : claire.canu59@gmail.com

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