Incendie à Crans Montana : après le couple Moretti, pourquoi une troisième personne pourrait être mise en cause dans le drame ?
Alors que le couple Moretti, propriétaires du bar qui est parti en flammes lors de la soirée du Nouvel an, est actuellement dans la tourmente, l’enquête pourrait se tourner vers une troisième personne : l’ancien chargé de sécurité de la commune.
Une troisième personne mise en cause ? Ce mercredi 28 janvier, nos confrères de BFM ont pu consulter des documents issus du conseil communal de Crans-Montana et selon leurs informations, le couple Moretti n’est pas les seules personnes poursuivies après le drame.
L’ancien chargé de sécurité communal serait lui aussi poursuivi et est convoqué à une audition afin de répondre aux questions des enquêteurs le 9 février prochain.
Des rapports d’inspection toujours positifs
Selon nos confrères, qui ont pu consulter des documents transmis à la justice, de nombreux manquements à la sécurité ont pu être observés notamment dans des "rapports d’inspection" signés de la part de cet homme. Normalement, ces inspections doivent avoir lieu chaque année. Pour le Constellation, il y en a 3 en 10 ans, dont le dernier en 2019.
En 2018, l’homme signalait sept défauts parmi lesquels l’escalier en bois construit avec des matériaux "combustibles" ou encore les portes d’entrées qui ne s’ouvrent pas vers l’extérieur. Deux éléments essentiels mis en cause le soir du drame. Les salariés n’ont également pas été "formés et instruits" à la gestion d’un incendie.
La question des mousses anti-phoniques
Il aurait alors demandé à Julien Baytrison, propriétaire des lieux, de régler les défauts et limite la capacité de l’établissement à 100 personnes au sous-sol, 100 dans le bar et 50 au fumoir. En 2019, lors d’une nouvelle inspection, les mêmes défauts sont toujours observés. Pourtant, ces deux années, la case "Positif" est cochée.
Jusqu’en 2022, Jacques Moretti était seulement gérant et rachètera les murs de l’établissement à Julien Beytrison. En revanche, nos confrères notent que dans aucun document ne sont mentionnés les mousses anti-phonique qui ont pris feu. Grâce à des travaux "d’insonorisation", le bar avait même obtenu l’autorisation de la mairie en 2016 de repousser l’heure de fermeture à 2 h du matin, malgré l’opposition des habitants.

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