Le Comité de défense rejoint le collectif des Sans trains
Le Comité de défense des services publics et des usagers dans les hautes Cévennes a rejoint, courant décembre 2025, la constitution d’un collectif appelé Les sans trains. Tout comme en novembre, il avait rejoint la première manifestation publique de la CGT cheminots sous la forme d’un rassemblement régional à Alès.
Parce que les trente-six associations des Sans trains regroupent les usagers du Massif central vivant (très mal) au quotidien, la disparition, l’abandon rampant de la mobilité ferroviaire ou le chaos de certaines lignes pourtant largement structurantes. La ligne des Cévennes, sujet majeur de l’activité du comité, est très représentative des revendications du collectif des Sans trains, et le comité reprend les grandes demandes de la lettre ouverte au président de la République et au Premier ministre : " Nous sommes en colère lorsque votre politique rompt l’égalité entre les citoyens en nous privant du droit fondamental à la mobilité… Et demandons que l’État et les Régions, par un Ceper national s’engagent dès 2026 dans un grand plan de reconstruction, de réouverture et de développement du réseau ferroviaire de maillage du territoire."
Dénonciation de la digitalisation forcenée des services ferroviaires
Le comité diffusera largement les informations du nouveau collectif et participera, dans la mesure de ses capacités, à ses actions. Il rappelle que, localement, il dénonce la digitalisation forcenée des services ferroviaires, la déshumanisation forcenée elle aussi des gares de la ligne des Cévennes, les retards dans les travaux prévus, les transferts immodérés sur la route, les nombreuses suppressions de trains, les modes de vente abusifs (complexité de la prise de billets au-delà de deux correspondances, etc.).
Il dénonce aussi, aux côtés des syndicats, les avantages accordés au transport aérien (kérosène non taxé, compagnies aériennes subventionnées). Et, au-delà d’un véritable budget pour la rénovation des réseaux, il réclame un cadencement des trains sur tout le réseau sur une large plage horaires, 6 heures -1 heure en semaine et plus le week-end. Les appréciations médiatiques recueillies par les "Sans trains" incitent le collectif à envisager une action nationale, tant la situation est critique.
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