Le nom de Madeleine Brès, première femme médecin de France et Gardoise, bientôt gravé sur la Tour Eiffel
Son nom sera apposé aux côtés de ceux de 71 autres femmes savantes scientifiques sur la Dame de fer. Explications.
Sous l’impulsion de l’association Femmes et Sciences et de la ville de Paris, les noms patronymiques de 72 femmes scientifiques françaises seront prochainement apposés sur la Tour Eiffel. Ils rejoindront ceux déjà bien visibles d’hommes savants ayant été gravés en lettres d’or sur le monument emblématique de la capitale, lors de sa construction pour l’exposition universelle de 1889.
Cette démarche vise, entre autres, à corriger l’effacement historique de la présence pourtant bien réelle des femmes dans la science et plus globalement à rétablir la parité femmes-hommes. Aux côtés de mathématiciennes, chimistes ou astrophysiciennes de renom, les gardoises Jacqueline Ferrand originaire d’Alès et Madeleine Brès, seront ainsi enfin mises à l’honneur.
Thèse sur le lait maternel
Native de Bouillargues, Madeleine Brès, née Gebelin, fut la première femme française à accéder aux études de médecine en 1868. Elle obtient son doctorat, en 1875. Sa thèse portait sur la composition du lait maternel. Spécialisée dans la relation entre la mère et son bébé et dans l’hygiène des tout-petits, Madeleine Brès qui mourut en 1921 est depuis mise à l’honneur dans de nombreuses communes de France, où bâtiments administratifs et établissement de santé notamment portent le nom de cette pionnière.
À Bouillargues, sa ville natale, une rue, l’école maternelle et la maison médicale portent le nom de Madeleine Brès.
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