"Les glaciers sont les témoins vivants du réchauffement climatique" : le réalisateur Charles Lavilanie à Bagnols pour présenter son documentaire

  • Le réalisateur avec l’un des gérants du cinéma de Bagnols.
    Le réalisateur avec l’un des gérants du cinéma de Bagnols. DR
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Jeudi 5 février, à 20 h 30, le cinéma de Bagnols-sur-Cèze accueille le réalisateur Charles Lavilanie qui vient présenter son documentaire La Voix du glacier blanc qui s’intéresse à la fonte des glaciers.

Quel était le point de départ de votre documentaire La voix du glacier blanc ?

À la base, deux étudiants de Châlon-sur-Saône ont eu le projet, dans le cadre de leurs études, d’aller découvrir l’alpinisme de haute montagne. Ils ont passé un appel à volontaires et se sont retrouvés à un groupe de sept. Moi, j’avais été étudiant dans cet IUT et je devais faire une vidéo de communication pour faire un rendu pédagogique de l’aventure à destination des différents partenaires. Finalement, le documentaire s’est imposé de lui-même quand j’ai vu le contenu. En travaillant, les étudiants ont pris conscience de l’environnement où ils allaient aller : d’une aventure sportive c’est devenu une aventure écologique.

"Cueillir les spectateurs par l’émotion"

Comment avez-vous rendu compte justement de cette urgence écologique qu’est la fonte des glaciers ?

Par les émotions des jeunes et celles des différents intervenants qui vivent sur place : le gardien du refuge, le guide de haute montagne. On ne voulait pas faire un film ni dramatique, ni scientifique. On a préféré cueillir les spectateurs par l’émotion mais aussi par les belles images afin de les sensibiliser à ces beaux espaces qu’on va perdre. On a voulu sensibiliser à la fonte des glaciers en prenant un cas concret, le Glacier blanc dans les Écrins, mais cela se passe partout : les glaciers sont les témoins vivants du réchauffement climatique. En plus de cela, on voulait faire vivre une aventure d’alpinisme simple. Les films de montagne sont encore trop de grandes expéditions inaccessibles au bout du monde. Là, on montre que l’aventure peut commencer au pas de la porte.

La glaciologue Heidi Sevestre est la marraine du film. Qu’est-ce que cela a apporté ?

C’est une chance de l’avoir eue avec nous, pour valider la caution scientifique. C’est un peu la rock star des glaciologues. On a fait des visios préparatoires avec elle. Elle a été un déclencheur, une source de motivation supplémentaire pour les étudiants. J’ai laissé cette séquence dans le film pour montrer qu’elle avait été un point de bascule dans le projet.

Jeudi 5 février à 20 h 30, au cinéma Émotions, à Bagnols-sur-Cèze.
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