"Nous allons avoir besoin de jeunes formés", l’académie de Montpellier et le monde industriel fixent des stratégies de recrutement

Abonnés
  • L’équipe éducative du lycée Einstein de Bagnols-sur-Cèze ainsi que des représentants du groupe Orano, du Geiq, du Greta et de l’académie de Montpellier ont échangé pour développer de nouvelles stratégies.
    L’équipe éducative du lycée Einstein de Bagnols-sur-Cèze ainsi que des représentants du groupe Orano, du Geiq, du Greta et de l’académie de Montpellier ont échangé pour développer de nouvelles stratégies. Midi Libre - A. CD.
Publié le , mis à jour

Des représentants du groupe Orano, du Geiq Industrie, du Greta et de l’académie de Montpellier se sont retrouvés au lycée Albert-Einstein de Bagnols-sur-Cèze afin de discuter des stratégies pour attirer plus de jeunes dans l’industrie. Surtout des filles.

Recruter les jeunes et surtout les filles dans le monde industriel : c’est l’objectif fixé par l’équipe éducative du lycée Einstein de Bagnols-sur-Cèze, aux côtés des représentants du groupe Orano, du Geiq Industrie, du Greta et de l’académie de Montpellier. Ces acteurs se sont retrouvés dans l’établissement scolaire le jeudi 5 février afin de discuter des différentes stratégies envisageables.

"La jeunesse c’est notre avenir. Il est logique et essentiel qu’elle puisse s’épanouir dans son métier", rappelle Anne-Sophie Gréselle, proviseure du lycée Einstein et directrice du campus des métiers et des qualifications.

L’industrie connaît un regain d’intérêt depuis plusieurs années. Les politiques de souveraineté nationale et de réindustrialisation n’y sont pas étrangères. "De grands projets sont en cours, notamment la construction de nouvelles usines, annonce Hélène Derrien, directrice des ressources humaines et de la communication du groupe Orano. Nous allons avoir besoin de jeunes formés."

La DRH d’Orano a affirmé que le groupe recruterait 15 000 nouveaux employés d’ici 10 ans.
La DRH d’Orano a affirmé que le groupe recruterait 15 000 nouveaux employés d’ici 10 ans. Midi Libre - A. CD.

La baisse démographique commence à se ressentir à l’école

Présent localement avec l’usine Melox, et à proximité avec le site nucléaire de Tricastin dans la Drôme, le groupe prévoit 15 000 recrutements nationaux dans les dix prochaines années. "Il y aura de réelles opportunités d’emploi", assure Hélène Derrien.

Pourtant, un paradoxe se dessine. La démographie nationale est en baisse et les conséquences se ressentent sur les écoles occitanes. Pour la rentrée scolaire 2025-26, 1 600 élèves de moins que l’année précédente ont fait leur rentrée en école élémentaire sur l’ensemble de l’académie de Montpellier, dont dépend Bagnols-sur-Cèze.

"Il faut être efficace et faire rencontrer aux jeunes les bons acteurs dès qu’ils commencent à s’interroger sur leur avenir, souligne l’un des représentants de l’Éducation nationale. S’ils sont moins, il est encore plus important de ne pas les perdre des radars. Les entreprises auront besoin aussi bien de techniciens que d’ingénieurs. L’enjeu est de remplir les formations existantes et les adapter plutôt que d’en créer de nouvelles et les additionner."

Autre priorité revendiquée pendant cette rencontre : augmenter la présence féminine dans les métiers industriels. "Elles sont trop peu nombreuses", regrette la proviseure du lycée.

À lire aussi : "L’objectif est de sensibiliser les élèves" : le lycée Einstein de Bagnols a organisé son premier forum sur l’égalité filles-garçons

Lutter contre l’autodéterminisme ainsi que les préjugés sociaux et genrés

"Les filles manquent de confiance en elles et d’estime de soi, déplore Anne-Sophie Gréselle. Quand on est en confiance, on va plus facilement dans l’effort."

De son côté, le lycée Albert-Einstein propose de continuer à "lutter contre l’autodéterminisme et les préjugés". Qu’ils soient du domaine social ou liés aux stéréotypes de genre. "Il existe encore beaucoup de préjugés, notamment sociaux. Il faut construire des parcours pour les dépasser et ouvrir le champ des possibles", insiste Claire Durand, directrice du Campus des métiers et des qualifications d’excellence du lycée.

"On ne peut pas désolidariser ambition et santé mentale. Il faut pouvoir assurer suivis et accompagnement", concluent les acteurs de la réunion.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement à cet article
1 semaine offerte
Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
3,99€/mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?