Municipales 2026 à Mende : Patrice Saint-Léger se pose en seul “vrai” candidat de droite
Patrice Saint-Léger, tête de liste de "Choisissons Mende, un nouveau souffle", est encarté depuis toujours chez les LR, dont il n’a pourtant pas eu le soutien. Sécurité, ordre et propreté : il veut notamment "renforcer la police municipale".
Âgé de 63 ans, Patrice Saint-Léger a officialisé sa candidature pour les élections municipales 2026 à Mende. Né et scolarisé dans la ville-préfecture jusqu’à la terminale, il est ensuite parti en école préparatoire au lycée Pierre-de-Fernat à Toulouse avant d’intégrer l’école vétérinaire de la ville rose. Le candidat exerce à Mende depuis 1997 après un "parcours diversifié pour prendre de l’expérience".
Pas un "professionnel de la politique"
Bien qu’il siège au conseil départemental en tant que 7e vice-président, il assume parfaitement de se présenter contre la liste de la majorité municipale, où figure Laurent Suau, actuel sixième adjoint et président du Département, depuis août 2024. "J’avais souhaité ne pas être vice-président, parce que ce n’était pas ma volonté de m’afficher dans la même liste que mes anciens adversaires. C’est évident qu’on a des sensibilités très différentes."
Patrice Saint-Léger refuse de se définir comme un "professionnel de la politique". Il n’a cependant rien d’un novice : encarté "depuis toujours" chez Les Républicains (LR) ; maire de Rieutort-de-Randon de 2008 à 2018, puis de Monts-de-Randon jusqu’en 2020 (non réélu) ; candidat aux législatives en 2022, non-qualifié pour le second tour ; puis élu conseiller départemental du canton de Saint-Alban-sur-Limagnole en 2021. Il connaît toutes les arcanes du milieu.
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La seule "vraie" liste de droite
S’il n’a pas obtenu l’investiture Les Républicains (LR), il se présente comme un candidat "divers droite" – comme Jérémy Bringer. Patrice Saint-Léger ne craint pas pour autant que sa candidature entraîne une dispersion des voix de la droite, qui pourrait profiter à la liste “À gauche toutes et tous”. La seule qui, selon lui, affiche clairement sa couleur politique. Exception faite de celle d’Hermelen Peris, il considère les autres candidatures comme étant "macronistes" voire "socialo-macronistes". Le vétérinaire estime d’ailleurs qu’il est le seul à véritablement représenter la droite, même s’il assure par ailleurs que sa liste est composite. "Je n’ai pas demandé aux gens qui venaient sur ma liste qu’elles étaient leurs convictions."
Tout en admettant qu’il "y a eu des choses positives" sous le mandat de ses prédécesseurs, Laurent Suau puis Régine Bourgade, il n’hésite pas à tacler la majorité municipale actuelle sur un certain nombre de sujets. En premier lieu la maison médicale, qu’il décrit comme "une coquille vide pour le moment" : "Ce ne sont pas des gens qui arrivent. Ce sont des gens qui quittent un endroit pour aller à un autre. La maison de santé n’apporte aucune plus-value." Toujours sur le thème de la santé, il considère que l’arrivée du Médicobus dans la ville-préfecture traduit une "tiersmondisation de la médecine".
Les grands axes de son projet pour la ville ? Les questions liées à la propreté, à la sécurité et à la santé. Trois thèmes qui participent selon lui à l’attractivité de la ville. "Quand vous parcourez le centre-ville, vous voyez des tags. J’ai noté certains, ils ont plus de trois ou quatre ans. Depuis plusieurs années, vous avez des feuilles qui s’accumulent, notamment au niveau de certains quartiers. Et vous avez des trottoirs herbacés du printemps à l’automne. Quand ça commence par ce genre de choses, c’est qu’il y en a beaucoup d’autres qui ne vont pas derrière." Pour lui, il s’agit avant tout d’une question de volonté politique, plus que d’un manque de moyens.
Rénovations, stationnement, santé et désenclavement
Au sujet de la sécurité, sans plus développer en quoi celle-ci s’est dégradée, Patrice Saint-Léger note le "besoin d’une police municipale renforcée". Il se montre nettement plus loquace sur le sujet de la santé. "Aujourd’hui, il y a plus de 2 000 habitants à Mende qui n’ont pas de médecins. C’est catastrophique."
Outre la démographie médicale en déclin dans le pays, il met en avant l’enclavement de la ville préfecture. Une allusion non dissimulée à la RN88. La tête de liste de “Choisissons Mende, un nouveau souffle” pense qu’en étant maire de Mende, il pourrait influencer les décideurs pour faire aboutir le projet, dans les tuyaux depuis 1993. Autres projets de Patrice Saint-Léger : "accorder pour les familles modestes des mutuelles et des assurances d’habitation municipales", rénover le théâtre et la piscine, construire une résidence seniors et créer un parking de 200 places sur le boulevard Henri-Bourrillon.
Malgré la difficulté de trouver 35 potentiels conseillers municipaux, Patrice Saint-Léger assure que sa liste est complète. S’il parvient à être élu, sa première adjointe sera Ginette Brunel, une personne "très impliquée dans le milieu associatif" et tête de la liste “100 % Mende” en 2014.