Municipales 2026 à Montpellier : 100 agents et plus de 1 000 caméras, le candidat Delafosse hausse le ton sur la sécurité
Le maire sortant de Montpellier, candidat à sa réélection place la sécurité au cœur de sa campagne. Il a dressé le bilan de son mandat et présenté ses principales mesures ce lundi 2 février depuis son local de campagne d’Antigone : plus de policiers, davantage de caméras et un futur Hôtel des sécurités à Celleneuve.
"Je combattrai résolument ceux qui veulent désarmer la police et débrancher les caméras". À six semaines des élections municipales, Michaël Delafosse a décidé de placer la sécurité au cœur de sa campagne, juste derrière le pouvoir d’achat, et revendique ce thème comme un marqueur politique fort : "La gauche, si elle ne traite pas les questions de sécurité, ne gagnera pas les élections. Mais il ne faut être ni dans le déni, ni dans le discours de la peur", a-t-il martelé, aux côtés de son directeur de campagne et ancien adjoint à la tranquillité publique, Sébastien Cote. Un message adressé à une partie de la gauche radicale, assumant une grande fermeté sur le sujet.
Comme en témoigne le bilan de son mandat : 3 M€ de fonds communaux consacrés à la création de deux commissariats de police, le recrutement de cinquante policiers municipaux, "alors que cet objectif ne figurait pas dans mon programme de 2020". À l’échelle métropolitaine, la création d’une brigade des transports de 42 agents a vu le jour, "la plus importante de France", selon le président, ainsi qu’une brigade dédiée au logement social, le GSRI, dotée de 43 agents et financée avec les bailleurs sociaux. Si l’équipe municipale a déployé plus de 200 nouvelles caméras de vidéoprotection cela va s’amplifier tout comme le combat contre les problématiques du quotidien : rodéos urbains, avec saisie et destruction des véhicules, ou fermeture d’épiceries de nuit suspectées de blanchiment d’argent.
Passer de 516 caméras à plus de 1 000
Un engagement "d’autant plus déterminé" que Michaël Delafosse promet de nouvelles mesures fortes s’il est réélu : la création de 100 postes supplémentaires d’agents de sécurité, répartis entre police municipale, brigade des transports et logement social. "C’est soutenable financièrement", assure-t-il, évoquant un coût de fonctionnement d’environ 4 M€ par an. Autre mesure phare : le doublement du nombre de caméras de vidéoprotection, de 516 aujourd’hui à plus de 1 000 à l’horizon du prochain mandat, pour un investissement estimé à 3 M€. Le futur centre de supervision urbaine, avec son mur d’images, sera installé dans l’Hôtel des sécurités, "sur le site de l’ancien bidonville de Celleneuve", dont l’ouverture est programmée pour 2029.
Le maire sortant prévient enfin que la Ville ne pourra pas tout faire seule. "Si je suis réélu, je demanderai plus de policiers nationaux et plus de magistrats pour lutter contre le narcotrafic. Montpellier est parmi les villes les moins bien dotées", affirme-t-il, annonçant un premier déplacement auprès des ministres de l’Intérieur et de la Justice. Autres mesures prévues : la création d’un numéro d’appel à quatre chiffres, des bornes d’appel d’urgence, un dispositif d’alerte pour les commerçants… à six semaines du vote, la sécurité s’impose comme l’un des axes centraux d’une campagne qui s’annonce clivante, y compris à gauche.




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