"Nous ferons une annonce le 6 mai", a certifié Johnny Howard, le futur directeur du rugby de l’ASBH
Johnny Howard, futur directeur du rugby de l’ASBH, s’est entretenu avec Thierry Rouanet, le président de l’association de supporters Les Brennus. Dans un discours qui s’est voulu rassurant, il a confirmé les projets des repreneurs du club. De leurs côtés, toujours dans l’attente, certains partenaires avant de mettre, à nouveau, la main à la poche, aimeraient en savoir un peu plus sur les ambitions des repreneurs. On leur promet que tout sera dit le 6 mai.
Pourquoi, comment, avec qui, quels moyens, quels projets, quel recrutement… ? Chez les inconditionnels de l’ASBH, les questions fusent. Supporters, amateurs de rugby, voire partenaires du club, ils sont nombreux à se demander ce que sera le devenir de cette entité biterroise pour qui bat leur cœur. Autant d’interrogations dues, en partie, au silence des nouveaux propriétaires du club. Depuis qu’ils sont arrivés à la tête de Béziers en novembre 2024, ils n’ont pas été loquaces, voire très souvent aux abonnés absents.
"Je suis le filtre entre les repreneurs et le club"
Johnny Howard, qui sera nommé directeur du rugby de l’ASBH, en juillet prochain, est le seul à être vraiment présent. Il a rencontré Thierry Rouanet, le président du club de supporters Les Brennus : "Je suis le filtre entre les repreneurs et le club, m’a-t-il dit quand je lui ai demandé son rôle exact, explique le Biterrois avec qui l’ancien demi de mêlée s’est voulu très rassurant. Il m’a certifié que les dirigeants feraient une annonce le 6 mai. Johnny Howard m’a assuré leur volonté de faire monter le club en Top 14 d’ici les cinq prochaines années, avec un budget qui avoisinera les 20 M€. Il m’a affirmé que la saison prochaine nous passerons de 9 M€ de budget à 10 M€."
Le centre de formation pépinière de joueurs en devenir
Le futur directeur du rugby de l’ASBH a aussi confirmé la volonté des nouveaux dirigeants de faire du centre de formation du club une pépinière de joueurs en devenir. Johnny Howard confirme donc la majeure partie de ce qui a été annoncé en novembre dernier. Pour la saison 2025-2026, il a annoncé à Thierry Rouanet que "les contrats des joueurs cadres seront prolongés, que des jeunes monteront dans le groupe pro et qu’il y aura trois recrues dont un arrière."
Le président des Brennus estime que "nous saurons tout lorsque sera communiqué le budget prévisionnel pour la saison prochaine. Pour l’instant, je suis assez partagé. Oui, pour le projet et les ambitions affichées. Mais je reste déçu de cette fin de saison qui pourrait se terminer en eau de boudin… D’autant plus qu’à Aix-en-Provence, Pierre Caillet est venu à la rencontre des supporters et a fait part, lui aussi, de ses inquiétudes."
De son côté, l’Autorité de régulation du rugby (ex-DNACG), le gendarme financier de la Ligue, aura aussi, à un moment donné, son mot à dire. Si elle ne voit pas pointer de cautions financières, des finances saines et surtout, un budget construit et avéré, elle pourrait stopper net l’élan du club.
Des partenaires partagés
Certains partenaires de l’ASBH disent "ne pas être inquiets", à l’image de Gilles Guinchard (Burger King). Le chef d’entreprise estime "qu’en interne, au club, cela travaille" et que "si le club ne communique pas, c’est peut-être parce que les nouveaux dirigeants estiment que ce n’est pas encore le moment."
Eric Montanié, le patron de la brasserie La Coupole, est un fidèle supporter et partenaire de Béziers depuis des années. Il dit ne pas être rassuré par le silence des dirigeants biterrois et leurs promesses. De surcroît, pour avoir souvent discuté avec Pierre Caillet, le manager général, qu’il soutient, il dit ne pas comprendre leur attitude : "Je trouve leur fonctionnement bizarre, relève-t-il. J’ai l’impression que le club nous échappe. J’espère me tromper et que nous aurons bientôt une annonce très positive. Mais sincèrement, j’y crois de moins en moins. Je me pose des questions car on ne bâtit pas une équipe du jour au lendemain. Si la situation ne s’améliore pas, je continuerai à soutenir le club financièrement, mais beaucoup moins qu’à présent."
"C’est du gâchis"
Cyrille Romero et son associé Jérémy Estruch (Les caves Notre Dame) soutiennent le club depuis 2020. Les deux associés sont aussi dans l’expectative et l’incompréhension : "Chaque fois qu’il y a eu un besoin d’argent pour prendre, par exemple, un joker médical, les dirigeants se sont cachés derrière le fait qu’ils sont en période d’observation, regrette Cyrille Romero. Je ne comprends pas leur stratégie. C’est du gâchis. Je souhaite bon courage aux commerciaux qui vont frapper à la porte des partenaires. J’ai envie de croire que l’on va nous dévoiler un projet ambitieux. Mais on ne peut pas se permettre de ne pas écouter Pierre Caillet, de repartir à zéro…"
La situation actuelle laisse inévitablement planer des doutes, alors que l’ASBH est toujours en course pour la qualification. Et que Pierre Caillet parvient à garder ses joueurs motivés. Ils l’ont montré à Provence Rugby et ne manqueront pas de se battre pour damer le pion, vendredi, à Mont-de-Marsan. Cela permettrait de faire un nouveau pas vers la phase finale.
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