Professeure poignardée par un élève dans un collège du Var : l’adolescent avait "prémédité" son acte

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AFP

Une enseignante d’arts plastiques du collège de La Guicharde, à Sanary-sur-Mer (Var) a été poignardée mardi 3 février. L’agresseur, un élève de 14 ans, avait "prémédité" son geste. La victime est à l’hôpital dans un état "stable".

L’élève de 3e qui a violemment agressé au couteau son enseignante d’arts plastiques mardi après-midi dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var) avait "trop de haine" à son égard et avait "prémédité" son acte, a affirmé mercredi le procureur de Toulon.

Lors de sa garde à vue, l’auteur de 14 ans a affirmé aux enquêteurs "que le matin des faits, il avait pris le couteau dans la cuisine de son domicile avec l’intention de poignarder sa professeure. Il expliquait qu’il fallait qu’il le fasse, parce qu’il avait trop de haine", a indiqué le procureur de Toulon, Raphaël Balland dans un communiqué. Il a précisé que l’état de santé de la victime de 60 ans était "toujours préoccupant".

L’adolescent aurait reproché à son enseignante "d’avoir inscrit plusieurs incidents le concernant sur l’application Pronote (permettant aux enseignants de communiquer avec les élèves et les parents, NDLR). Il estimait que c’était injuste", a ajouté le procureur.

Seule professeur d’arts plastiques de l’établissement

L’agresseur a également déclaré aux enquêteurs avoir déjà projeté d’agresser sa professeure la semaine précédente. Il avait déjà apporté un couteau au collège "à cette fin, mais il avait renoncé à son projet, ayant peur de passer à l’acte".

Âgée de 60 ans, la victime, la seule professeure d’arts plastiques de ce collège où elle officiait depuis 28 ans, a reçu mardi après-midi quatre coups de couteau par cet élève de 3e âgé de 14 ans devant sa classe de 22 enfants.

Les investigations et les dires du jeune homme ont permis d’écarter toute thèse religieuse ou politique. "En revanche, il possédait plusieurs armes blanches dans sa chambre, parce qu’il trouvait ça stylé", a précisé M. Balland.

L’élève vivait dans un cadre familial compliqué : un signalement avait été effectué en mars par le collège à la suite de suspicions de violences commises par les parents sur sa jeune sœur. L’enquête avait été classée sans suite mais une mesure d’assistance éducative avait été ordonnée en septembre.

Il a confié regretter "beaucoup son geste"

Toutefois, lui-même a affirmé aux enquêteurs "n’avoir jamais été victime de violences de la part de ses parents", selon le procureur.

À l’issue de sa première audition, l’adolescent a affirmé regretter "beaucoup son geste" et qu’immédiatement après les faits, il avait ressenti "une grosse haine" envers lui, "davantage qu’à l’encontre de sa professeure". L’adolescent doit désormais être présenté devant le tribunal qui devra décider s’il le place en détention provisoire comme le demande le parquet.

L’ouverture d’une information judiciaire du chef de tentative d’assassinat a également été réclamée.

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