À Nîmes, le festival Ramène tes mômes affiche "toute la richesse de la scène jeune public"

  • Avec "Sakatu", le Cie du Bastringue s’amuse de nos différences.
    Avec "Sakatu", le Cie du Bastringue s’amuse de nos différences. - Marie Melotopoulos
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Du mercredi 18 au vendredi 27 février, le théâtre Christian-Liger accueille le festival jeune public Ramène tes mômes #3.

Depuis son arrivée à la tête du théâtre Christian-Liger à Nîmes, Stéphanie Gainet affiche la volonté nette de s’adresser à un public jeune, pas seulement aux enfants, mais aussi aux adolescents et aux jeunes adultes. C’est dans cette programmation que prend place depuis trois ans le réjouissant festival Ramène tes mômes.

"L’idée est de faire un temps fort dans la saison, de montrer toute cette création qui a beaucoup évolué avec des compagnies qui se sont spécialisées, qui apportent beaucoup de qualité dans l’écriture, la dramaturgie", se félicite la directrice. Avec ce festival, Stéphanie Gainet tient à "rassembler toutes les disciplines, toute la richesse de la scène jeune public", comme une mini-saison à l’intérieur de la saison. Théâtre, conte, cirque, musique, théâtre d’objets… Chaque famille pourra faire son choix et trouver son bonheur. D’autant que les billets sont à prix tout doux : 10 € pour les adultes, 4 € seulement pour les enfants.

Au cœur d’une saison tournée vers la jeunesse

Ramène tes mômes démarre avec Une forêt, de la Cie Joli Mai, une "plongée dans l’univers du conte classique dépoussiéré" par Félicie Artaud. L’artiste s’empare du patrimoine, d’Hansel et Gretel ou du Petit Poucet. Avec une écriture décalée, elle crée un spectacle qui fait rire et qui fait peur.

Symbole de l’évolution et de vivacité de la création jeune public, Puisque c’est comme ça je vais faire un opéra toute seule. La chanteuse et metteuse en scène Claire Diterzi, géniale et toujours inattendue, ancienne pensionnaire de la Villa Medicis à Rome, crée sa première pièce pour les enfants, l’histoire d’une petite fille qui veut devenir la plus grande compositrice du monde. Avec la soprano à la voix de cristal Anaïs Merlin, voici "un spectacle plein de trouvailles scéniques, où il n’y a pas que du lyrique mais aussi du rock", précise Stéphanie Gainet.

Le festival se poursuit avec un plateau cirque et deux compagnies de la région, issues du collectif La Basse Cour. Avec ses volumes, le théâtre Christian-Liger ne permet pas d’accueillir les grandes formes circassiennes. Les deux propositions sont donc plus poétiques, tournées vers l’imaginaire. La Cie Aller-Retour présente Kraft, où le papier se froisse, se tord, se transforme en océan, en tempête ou en monstre marin. La Cie du Bastringue détourne également le papier dans Sakatu, qui met en scène deux personnages et leurs contradictions, pour interroger la difficulté de se comprendre, de vivre ensemble. Les enfants pourront également découvrir une lecture surprise et gratuite des Rasants, compagnie associée au théâtre.

Avec Ekla !, la musique électro s’éloigne des dance floors pour toucher les enfants. Le groupe Turnsteak mélange la musique, les projections, les animations lumineuses sur un grand pop-up en papier occupant la scène. "Il n’y a pas vraiment de récit, le spectacle invite à se laisser aller", selon Stéphanie Gainet.

Enfin, l’artiste d’origine japonaise Valentine Nagata-Ramos présente Mukashi Mukashi, ce qui veut dire "il était une fois" en japonais. La danseuse y mélange les récits traditionnels de l’Empire du soleil levant, le hip hop, les jeux de lumière pour un conte où l’imaginaire s’éveille et fait voyager les enfants dès le plus jeune âge. Car Stéphanie Gainet le sait, avec ce festival, certains "verront peut-être leur premier spectacle".

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