"Au deuxième round, j’ai commencé à y croire" : l’Alésien Sofian Hadj-Brahim garde sa ceinture mondiale après avoir "frôlé la catastrophe"
Mis au tapis dès le 1er round par l’Argentin Ezequiel Ortiz, Sofian Hadj-Brahim a renversé l’issue d’un combat très mal embarqué, samedi à Clavières. L’Alésien s’est imposé à la décision unanime pour conserver son titre mondial Wako Pro.
Il a vacillé, puis il a tenu. Et au bout de cinq rounds, Sofian Hadj-Brahim est encore champion du monde. Samedi soir, à la Halle des sports de Clavières, l’Alésien de Punch Insertion Cévenol a conservé sa ceinture mondiale Wako Pro (-69 kg) face à l’Argentin Ezequiel “El Demente” Ortiz, son bourreau de l’an dernier. "J’avais une revanche à prendre", savoure le combattant.
"On a frôlé la catastrophe"
Le scénario a pourtant bien failli tourner au cauchemar. Dès le premier round, le Cévenol de 32 ans est envoyé au sol par la redoutable droite de l’Argentin. Comme un amer rappel du K-O pris en 2024 dès le premier round par le même opposant, à Sète. "Je suis tombé", souffle-t-il encore marqué. "Il y a eu un grand silence dans la salle. On a frôlé la catastrophe. Je suis relevé, sonné, en dansant la Macarena." Le boxeur confie qu’après le combat, les messages de soutiens s’étaient accumulés sur son téléphone : "Tu nous as fait peur !"
Sofian Hadj-Brahim s’accroche, refuse la confrontation directe et applique le plan. "Fallait surtout pas faire de bagarre frontale avec lui. Il y avait un travail de sape à faire", explique le gaucher. Objectif : "lui casser les bras" pour contrecarrer sa droite, en restant à distance et en enchaînant les coups de pied. "J’ai vraiment respecté la tactique qu’on avait mise en place. Ça a payé, j’en suis fier."
Round après round, le champion retrouve ses sensations. "Au deuxième round, j’ai commencé à y croire", confie-t-il. Suffisant pour inverser la dynamique et convaincre les juges par une victoire par décision unanime.
"Par round, ils donnent 10 points au gagnant, 9 au perdant. Je pense avoir gagné 4 des 5 rounds." Une grande fierté, et une impression d’avoir respecté son public. Maintenant, "j’ai besoin de souffler. J’ai mal partout.", conclut le champion du monde en un sourire.
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