"Au deuxième round, j’ai commencé à y croire" : l’Alésien Sofian Hadj-Brahim garde sa ceinture mondiale après avoir "frôlé la catastrophe"

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  • Entouré de ses proches, le champion alésien va maintenant prendre un peu de repos.
    Entouré de ses proches, le champion alésien va maintenant prendre un peu de repos. Midi Libre - ALEXIS BETHUNE
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Mis au tapis dès le 1er round par l’Argentin Ezequiel Ortiz, Sofian Hadj-Brahim a renversé l’issue d’un combat très mal embarqué, samedi à Clavières. L’Alésien s’est imposé à la décision unanime pour conserver son titre mondial Wako Pro.

Il a vacillé, puis il a tenu. Et au bout de cinq rounds, Sofian Hadj-Brahim est encore champion du monde. Samedi soir, à la Halle des sports de Clavières, l’Alésien de Punch Insertion Cévenol a conservé sa ceinture mondiale Wako Pro (-69 kg) face à l’Argentin Ezequiel “El Demente” Ortiz, son bourreau de l’an dernier. "J’avais une revanche à prendre", savoure le combattant.

Sofian Hadj-Brahim conserve sa ceinture de champion.
Sofian Hadj-Brahim conserve sa ceinture de champion. Midi Libre - ALEXIS BETHUNE

"On a frôlé la catastrophe"

Le scénario a pourtant bien failli tourner au cauchemar. Dès le premier round, le Cévenol de 32 ans est envoyé au sol par la redoutable droite de l’Argentin. Comme un amer rappel du K-O pris en 2024 dès le premier round par le même opposant, à Sète. "Je suis tombé", souffle-t-il encore marqué. "Il y a eu un grand silence dans la salle. On a frôlé la catastrophe. Je suis relevé, sonné, en dansant la Macarena." Le boxeur confie qu’après le combat, les messages de soutiens s’étaient accumulés sur son téléphone : "Tu nous as fait peur !"

Un combat qui aurait pu prendre une tout autre tournure si l’Alésien (à droite) n’avait pas pris un peu de distance.
Un combat qui aurait pu prendre une tout autre tournure si l’Alésien (à droite) n’avait pas pris un peu de distance. Midi Libre - ALEXIS BETHUNE

Rester à distance, effectuer un travail de sape et mettre des coups de pied, pari gagnant pour l’Alésien (à droite).
Rester à distance, effectuer un travail de sape et mettre des coups de pied, pari gagnant pour l’Alésien (à droite). Midi Libre - ALEXIS BETHUNE

Sofian Hadj-Brahim s’accroche, refuse la confrontation directe et applique le plan. "Fallait surtout pas faire de bagarre frontale avec lui. Il y avait un travail de sape à faire", explique le gaucher. Objectif : "lui casser les bras" pour contrecarrer sa droite, en restant à distance et en enchaînant les coups de pied. "J’ai vraiment respecté la tactique qu’on avait mise en place. Ça a payé, j’en suis fier."

Round après round, le champion retrouve ses sensations. "Au deuxième round, j’ai commencé à y croire", confie-t-il. Suffisant pour inverser la dynamique et convaincre les juges par une victoire par décision unanime.

(De g. à d.) Sofian Hadj-Brahim et Ezequiel Ortiz se sont déjà affrontés à de nombreuses reprises.
(De g. à d.) Sofian Hadj-Brahim et Ezequiel Ortiz se sont déjà affrontés à de nombreuses reprises. Midi Libre - ALEXIS BETHUNE

"Par round, ils donnent 10 points au gagnant, 9 au perdant. Je pense avoir gagné 4 des 5 rounds." Une grande fierté, et une impression d’avoir respecté son public. Maintenant, "j’ai besoin de souffler. J’ai mal partout.", conclut le champion du monde en un sourire.

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Les commentaires (2)
Gardoisavanttout Il y a 11 jours Le 25/01/2026 à 21:34

On est ou ?

QuiAlaFritte Il y a 11 jours Le 25/01/2026 à 19:51

Alésien