"C’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail" : à Nîmes, les jeunes boulangers ont disputé la sélection régionale du meilleur croissant au beurre d’Isigny AOP
La 5e sélection régionale du concours du meilleur croissant au beurre d’Isigny AOP s’est tenue à la Chambre des métiers et de l’artisanat du Gard. Quatorze apprentis venus de la région Paca et du Gard ont tenté de décrocher leur place pour la grande finale nationale.
Dès les premiers pas au sein de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Gard, l’odeur de beurre vous prend les narines en otage ! Ils avaient moins de 20 ans, et une mission : réaliser le croissant parfait. Ce mercredi 28 janvier, quatorze apprentis boulangers, répartis dans huit centres de formation, ont participé à la sélection régionale du 21e Concours du Meilleur croissant au beurre d’Isigny AOP. En Occitanie, seuls deux établissements étaient représentés : le lycée professionnel Jules-Ferry, à Montpellier et CMA Formation Nîmes, avec deux candidats nîmois.
Créée en 2006 par l’Association nationale des professeurs de boulangerie et la coopérative Isigny AOP, le concours est devenu une référence. Cette année encore, il met en lumière les talents de demain, sous l’œil attentif d’un parrain prestigieux : Corentin Molina, chef boulanger du Bristol Paris et membre de l’équipe de France de boulangerie.
Trois lauréats, un podium
Au terme de l’épreuve, Carlo Chion, formé au CFA de Saint-Maximin (83), décroche la première place. Il est suivi de Mickaël Monnier, puis de Noa Barbette, tous deux formés au Lycée Hôtelier Jean-Paul Passedat de Marseille (13). "C’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Un vrai accomplissement", confie Mickaël Monnier, soulagé après une journée "très stressante".
Particularité du concours : trois candidats sont sélectionnés, mais seuls deux iront officiellement en finale nationale, les 30 et 31 mars au Lycée Hôtelier François Rabelais à Ifs en Normandie, près de Caen. Le troisième fera office de remplaçant en cas d’imprévu. "C’est organisé comme cela à l’échelle nationale", explique Stéphane Auzias, enseignant en boulangerie à la CMA du Gard.
Le croissant, jugé à la loupe… puis partagé
Vingt-quatre croissants chacun à produire, évalués selon quatre critères stricts déterminés par une grille établie par Isigny AOP : forme, régularité et volume ; couleur et feuilletage ; texture de la mie ; et saveur. En finale, les candidats devront aller plus loin encore avec des viennoiseries créatives et innovantes.
À noter : tous les croissants réalisés seront remis à des associations, histoire de joindre la gourmandise à la solidarité. Une belle manière de rappeler que derrière la compétition, le métier de boulanger reste avant tout une histoire de partage.
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