Débat des municipales 2026 à Lodève, trois candidats se prêtent au jeu des échanges démocratiques
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre poursuit sa tournée des débats avec Lodève ce mercredi 4 février 2026. Au programme des échanges avec Fadelha Benammar-Koly, Sébastien Rome et Jean-Michel Salvador, les candidats ont évoqué l’attractivité, la mobilité, la qualité de vie ou encore le positionnement de la ville dans le territoire.
Deux heures de débat pour échanger, projet contre projet sur l’avenir de Lodève. Ce mercredi soir, dans la sous-préfecture héraultaise, la salle Marie-Christine Bousquet a accueilli les candidats pour un exercice démocratique proposé par Midi Libre et animé par Paul Caraci et Alain Mendez.
Fin septembre 2025, à la surprise générale, la maire sortante Gaëlle Lévêque, héritière de l’ère Marie-Christine Bousquet, avait annoncé qu’elle renonçait à briguer un 2e mandat. La succession est aujourd’hui d’autant plus ouverte dans une ville dirigée par PS depuis 2008, que deux listes se présentent à gauche avec Fadelha Benammar-Koly (PS soutenue par le PC) et l’Insoumis Sébastien Rome… La droite n’est pas en reste avec Jean-Michel Salvador qui se présente pour la deuxième fois à Lodève et Claude Laateb, qui n’a pas souhaité participer au débat, à nouveau candidat à un scrutin qui lui avait échappé de peu en 2020. D’emblée, la question centrale de l’attractivité de la sous-préfecture héraultaise et de son image s’est imposée dans les débats. "On a une ville qui se meurt, on a une ville qui ne plaît pas", jugeait le candidat Jean-Michel Salvador, invitant à "essayer de rendre une âme à cette ville". Leviers économiques, touristiques, culturels, logement, formation ou encore habitat, les trois têtes de liste ont avancé leurs propositions pour rendre à Lodève l’aura à laquelle elle est en droit de prétendre.
Se réinventer
À plusieurs reprises, l’ancien député Sébastien Rome a notamment invité à trouver des solutions locales différentes et à sortir des logiques et recettes qui fonctionnent dans la Métropole montpelliéraine. Dans une ville qui est "à la croisée des chemins", selon les termes de l’ancien député, Lodève doit se réinventer. Et, pour ce faire, les candidats ont encore quelques semaines pour affiner les projets et convaincre. Et, alors que la question de possibles rapprochements en vue du second tour est déjà dans les esprits. "L’objectif, ce n’est pas seulement de gagner les élections… mais de pouvoir travailler", analysait, lucide, Fadelha Benammar Koly.
Géoparc, consultation citoyenne, Territoire zéro chômeurs : les questions du public
Christian Février, habitant de Lodève depuis 20 ans, est installé dans le public. Il s’adresse aux candidats à travers une question : "Quelle est votre position sur le géoparc ?" Sébastien Rome est le premier à prendre la parole : "C’est un projet intéressant s’il est de développement scientifique". Selon lui cela ne crééra pas de "masse touristique" mais peut valoriser "l’éducation populaire et des jeunes." Jean-Michel Salvador enchaîne : " Le géotourisme va se développer autour de ce projet. C’est magnifique car on parle réellement de notre terroir." Fadelha Benammar-Koly, qui avait déjà abordé ce sujet, poursuit : "La labellisation est en résonnance avec le projet scientifique et culturel du musée. Le tourisme est important et les richesses se partagent."
Christophe est photographe à Lodève et travaille pour L’Abeille verte, une entreprise à but d’emploi (EBE). Il s’adresse à son tour aux trois candidats : "Que comptez-vous faire pour ce projet qui ne peut vivre sans la mairie ?" Jean-Michel Salvador explique qu’il a échangé avec la dirigeante de l’EBE "sur le volet agricole et la fermeture du pôle maraîchage." Il considère que "la gratuité des terres et des bâtiments" sont une priorité et qu’il est nécessaire de "revoir le projet différemment". Sébastien Rome partage sa position à ce sujet : "Je porte le projet territoire zéro chômeur depuis longtemps. Ces dernières années, il y a des fermetures de postes. Il ne faut pas seulement le soutenir financièrement mais également physiquement." Fadelha Benammar-Koly intervient ensuite : "La filière de recyclage des fenêtres est dysfonctionnelle et se joue au niveau des parlementaires, commence la candidate de la majorité sortante. D’après mes dernières informations, l’activité maraîchère va pouvoir reprendre." La question des consultations citoyennes, posée par Raphaël, un commerçant, rassemble Salvador qui propose "un programme de référendum" et Rome qui évoque des "référendums sous pétition, moyennant 300 signatures". Benammar-Koly considère que le "dialogue doit être renforcé pour les décisions qui vous concernent".

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