Dépenses, recettes, nouvelles taxes : ce que contient la version finale de ce budget 2026 définitivement adopté
Nouvelles taxes ou renoncements : les grandes lignes et les principales mesures d’un texte qui prévoit entre autres de ramener le déficit public à 5 % du PIB.
Finalement adopté après des semaines de débats chaotiques, voici quelques-unes des principales mesures de ce budget 2026.
Barème de l’impôt indexé sur l’inflation
Le barème de l’impôt sur le revenu sera in fine bien indexé sur l’inflation. Un premier texte avait envisagé un gel du barème de l’impôt sur le revenu, si l’idée d’une année blanche avait été retenue, ce à quoi la gauche s’opposait. Le barème sera donc revalorisé en tenant compte de l’inflation, à un taux de 0,9 %.
La prime d’activité revue à la hausse
Au chapitre nouvelles dépenses, figure en bonne place le relèvement de la prime d’activité qui va concerner, dès ce printemps, environ trois millions de ménages supplémentaires. Soit une hausse de 50 € par mois en moyenne pour les ménages qui gagnent entre 1 et 1,4 smic.
Le repas au Resto U à 1 € pour tous
Vœu de la gauche de longue date, le repas à 1 € pour tous au restaurant universitaire a été retenu dans le texte. La mesure sera effective en mai.
Les retraités pas mis à contribution
La contribution, ou pas, des retraités à l’effort national constitua longtemps une pierre d’achoppement à l’heure des discussions sur ce budget. Au final, l’abattement fiscal de 10 % sur leur pension a bien été maintenu.
Deux motions de censure rejetées
Le projet de loi de finances pour 2026 a été adopté lundi à l’issue de semaines de débats chaotiques qui ont obligé le gouvernement à recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour s’assurer de doter la France d’un budget.
Deux motions de censure ont échoué lundi, la première déposée par La France insoumise, associée aux écologistes et aux communistes – qui a recueilli 260voix – et la seconde défendue par le Rassemblement national, qui a été approuvée par 135 députés. L’une ou l’autre devait obtenir au minimum 289 voix pour renverser le gouvernement.
Des pensions qui ne seront pas par ailleurs gelées comme cela avait été proposé sur le budget de la Sécurité sociale. Enfin, sur ce volet retraites, n’oublions pas la suspension de la réforme Borne.
Grandes entreprises : surtaxe maintenue
Au rayon recettes, on retiendra le maintien, pour 2026, de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, alors qu’elle n’aurait dû s’appliquer qu’en 2025 seulement. Notons encore la prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus (instaurée en 2025 également), la création d’une taxe sur les holdings patrimoniales, d’une autre sur les petits colis.
En vrac : Fonds vert et postes d’AESH
On notera encore, en vrac : la fin du financement du permis de conduire par le compte personnel de formation, sauf pour les demandeurs d’emploi, la révision à la hausse du budget du Fonds vert (200 millions d’euros supplémentaires pour les projets des collectivités de transition écologique) ou la suppression du coup de rabot initialement prévu (de 200 millions d’euros) sur les aides à l’apprentissage.
Abandonnée, la taxe sur les produits du vapotage. Accordée, la création de 500 postes supplémentaires d’accompagnants d’élèves en situation de handicap dans l’Éducation nationale. Enfin, le budget de la Défense sera augmenté de 6,5 milliards d’euros.
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