Dernière ligne droite pour les inscriptions sur les listes électorales : la mairie de Béziers prise d’assaut

  • Allées et venues des habitants venant s’inscrire sur les listes électorales à la mairie de Béziers.
    Allées et venues des habitants venant s’inscrire sur les listes électorales à la mairie de Béziers. Midi Libre - Pascaline Audemard
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À l’approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars prochains, de nombreux habitants se sont rendus, ce mardi 3 février, à la mairie de Béziers pour s’inscrire sur les listes électorales. Les inscriptions en ligne seront possibles jusqu’au 4 février à 23 h 59, tandis qu’à la mairie, elles resteront ouvertes jusqu’au 6 février.

Le clapotis discret d’une fontaine se mêle aux pas pressés des habitants. Ce mardi 3 février, dans la cour de la mairie de Béziers, la salle d’attente est bondée. À peine une porte se referme-t-elle derrière un électeur qu’une autre personne prend déjà sa place. À l’intérieur, les agents enchaînent les dossiers à l’approche de la clôture des inscriptions, fixée au 4 février à 23 h 59 en ligne et au 6 février en mairie.

Au 3 février 2026, à 11 h 40, Béziers comptait 47 376 inscrits sur la liste électorale principale et 538 sur la liste complémentaire (pour les citoyens de l’Union européenne non-français), selon les chiffres communiqués par Laurence Granier, chargée de l’état civil à la mairie de Béziers, et Florence Marenghi, responsable du service des élections. Un chiffre en hausse par rapport aux élections municipales de 2020, où la ville recensait 45 491 inscrits sur la liste principale lors de la période du Covid.

Depuis décembre, la tendance s’accélère. En décembre 2025, 261 personnes se sont inscrites. En janvier 2026, la progression est encore plus marquée : 898 nouvelles inscriptions sur la liste principale et 44 sur la complémentaire. Plus révélateur encore, en seulement quatre jours, du samedi 31 janvier jusqu’au mardi 3 février, 250 inscriptions ont été enregistrées. Sur le terrain, cette hausse se ressent immédiatement. Christine, agent instructrice au service électoral de la ville, jongle entre les dossiers. « Hier, 65 personnes sont venues pour s’inscrire », confie-t-elle entre deux accueils.

De nouveaux électeurs aux profils variés

Un couple d’électeurs espagnols est venu s’inscrire pour les élections municipales. Munis d’une attestation de leur droit de vote dans leur pays d’origine, ils peuvent participer au scrutin local en France. Jean-Marc, lui, vient tout juste de s’installer à Béziers. « Je trouve ça important de voter pour la mairie de sa ville », affirme-t-il. Plus radical encore, il estime que « le vote devrait devenir obligatoire en France », regrettant qu’il ne soit « pas quelque chose de primordial malheureusement ».

Christine, une autre électrice, arrivée de Paris il y a onze ans, n’a pas toujours pu voter en raison de la maladie. « Si on ne vote pas, on n’a pas le droit de rouspéter », lance-t-elle avec un sourire. Un homme, qui préfère rester anonyme, insiste sur l’enjeu du scrutin : « Il n’y a pas plus important actuellement que de voter utilement. » Récemment naturalisé français après avoir longtemps voté à l’étranger, il cherche « un maire qui sait gérer sa ville et ses habitants ».