"Souvent, les gens n’ont pas le choix, ils viennent un peu par dépit pour trouver du travail" : 1 370 personnes ont franchi les portes du salon de l’intérim de Béziers
Ce jeudi 5 février, le salon de l’intérim de Béziers s’est tenu au palais des congrès de 9 h à 12 h 30. Près de 1 370 demandeurs d’emploi ont profité de cette matinée pour rencontrer et échanger avec les 31 agences d’intérim présentes.
Une foule compacte, des CV serrés contre la poitrine, des files d’attente qui serpentent jusque dans les couloirs : le salon de l’intérim de Béziers a une nouvelle fois tenu ses promesses. Organisée ce jeudi 5 février au palais des congrès, cette quatrième édition, portée par l’association du Plan Local Pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) Béziers Méditerranée, en partenariat avec France Travail, les Missions locales du territoire et Cap Emploi, a attiré un public nombreux et varié. 31 agences d’intérim étaient réunies, couvrant de nombreux secteurs, du BTP à la logistique, de l’industrie au tertiaire, en passant par le transport et la santé.
"L’objectif du salon, c’est vraiment l’emploi. Nous voulons que les demandeurs d’emploi rencontrent directement les agences d’intérim", affirme Marie-Claude Jannuzzi, directrice du PLIE Béziers Méditerranée. Cette année, 1 370 personnes ont franchi les portes du salon, un chiffre qui confirme son utilité et encourage ses organisateurs.
L’intérim, un choix par défaut pour de nombreux demandeurs d’emploi
Pour les recruteurs, le constat est nuancé. Sur le stand d’Adecco Onsite Béziers DHL, Mylène Bessiers observe une réalité sociale difficile : "Souvent, les gens n’ont pas le choix, ils viennent un peu par dépit pour trouver du travail." Un sentiment partagé par Marion Raunier, responsable chez Jubil Intérim à Narbonne et Béziers, qui observe de nombreuses reconversions, davantage de profils qualifiés et un marché du travail "complètement bouché", poussant les candidats vers l’intérim.
Dans les longues files d’attente, les témoignages se succèdent. Lauriane patiente devant le stand d’Appel Médical Intérim. En reconversion professionnelle, elle part en formation dans deux mois. "Je viens pour trouver un emploi en intérim pour les deux mois à venir", confie-t-elle. L’intérim s’impose à elle comme une solution pragmatique : un contrat court, mais aussi "un avantage financier avec les primes de fin de contrat".
Un peu plus loin, Lucie, 38 ans, attend devant l’agence Proman. "Licenciée en raison de sa maladie", elle indique se heurter à la méfiance des employeurs. "Je cherche un contrat d’intérim un peu par dépit. Les employeurs ne veulent pas prendre de risque, mais je suis obligée de travailler pour subvenir à mes besoins."
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