En 2025 les atteintes aux biens sont prépondérantes dans l’ouest Hérault mais les gendarmes toujours au plus près de la population
Les atteintes aux biens et les cambriolages ont été un fléau en 2025. Mais sur le ressort de la compagnie de gendarmerie de Béziers qui couvre 108 communes du département on note une augmentation nette des violences intrafamiliale.
Pour les 170 militaires que compte la compagnie de gendarmerie de Béziers, l’année 2025 n’aura pas été de tout repos. Et c’est bien sur tous les fronts que les gendarmes sont intervenus, alors que la population augmente tous les ans de 1 400 personnes dans l’Hérault et que leurs moyens restent identiques.
Cette année encore, les atteintes aux biens restent un fléau pour la population. Pour répondre à ce phénomène les opérations anti délinquance ont été multipliées. Il en a été de même avec la lutte contre le narcotrafic. "Nous avons mis en place une triple lame de fonds pour lutter contre ces délits, assure le chef d’escadron Ivan Ephrithikine, commandant la compagnie de Béziers. Il y a la lutte proprement dite contre les consommateurs, contre les trafiquants sur le littoral et dans les hauts cantons et enfin la lutte contre le blanchiment en partenariat avec de nombreux intervenants. Il n’y a pas un village qui n’ait pas été touché par ce type de délit en 2025."
Proximité avec la population
Alors les gendarmes jouent la proximité avec les populations, leur présence sur la voie publique croit en travaillant aussi bien avec le milieu agricole que l’éducation nationale, les acteurs du tourisme et les commerçants. Tout cela pour capter les attentes du terrain, en premier lieu, et pour absorber du renseignement dans un second temps. "Nous ne pouvons pas accompagner ce que nous ne connaissons pas", ajoute le patron des militaires de l’ouest Hérault.
Cette année, les violences intra familiales ont augmenté de 14 % en touchant 600 victimes. Un phénomène qui s’explique très mal et contre lequel les gendarmes souhaitent intervenir au plus tôt, en milieu scolaire et en aidant à lutter contre toutes les addictions. Pour l’heure, seules les gardes à vue semblent en capacité de stopper, sur l’instant, ces phénomènes.
Pour les atteintes aux biens, comme sur tout le territoire héraultais, les chiffres ne sont pas bons. Trois équipes de cambrioleurs, qui ont été mises or d’état de nuire, ont fait énormément de mal. Cette année, les gendarmes ont présenté 11 % de suspects en plus que l’an dernier devant les juges. Ce qui met en exergue l’action des gendarmes pour faire cesser les troubles. "Il est à noter que dans les communes couvertes par la vidéosurveillance, le taux d’élucidation des affaires est de 78 % sur l’ensemble du spectre des crimes et délits." Sachant que la zone couverte par la brigade de gendarmerie de Cazouls (Cazouls, Puisserguier, Creissan, Maraussan, Maureilhan et Cazouls-lès-Béziers) a le plus fort taux d’élucidation de la compagnie.
L’alcool et les stupéfiants en ligne de mire
La police de la route, est, elle aussi au cœur de l’activité des militaires. Elle représente 7 % de son activité. Cette année, il est à déplorer une hausse des accidents de la route et, le phénomène est nouveau, il y a plus de motards mis en cause. Si en 2025, il y a eu moins de tués sur les routes de l’ouest Hérault (7 victimes), il y a eu 4 motards. Toujours cette année, les militaires ont relevé quelque 8 000 infractions dont 1 000 liées à l’alcool et aux stupéfiants.
Par ailleurs 271 infractions au Code de l’environnement ont été constatées. Elles sont liées à des dépôts sauvages ou bien encore à des problèmes de cabanisation. Par ailleurs, les militaires ont accentué la lutte contre les garages clandestins, mais aussi contre la chasse illégale ou encore le vol de bois dans les forêts. La baisse du nombre des rave-party se maintient avec quatre fêtes sauvages cette année, comme en 2023. Trois ont eu lieu à Cazedarnes qui semble être le centre de toutes les attentions des raveurs. Enfin, 41 personnes ont fait l’objet de disparitions inquiétantes. "C’est plus de la recherche que du secours, admet le commandant Ephrithikine, mais cela monopolise d’énormes moyens humains et techniques sans oublier les chiens pisteurs qui sont amenés à intervenir quasiment tout le temps."
Protéger les élus
Pour l’année qui vient, les gendarmes ont prévu d’accompagner les élus pour les sensibiliser aux risques cyber, mais aussi sur la gestion des incivilités avec l’association des maires de France. "Il convient de leur donner les armes pour faire face aux crises qui arrivent. Nous avons d’ores et déjà prévu des patrouilles de proximité, mais aussi être présents aux abords des établissements scolaires. Il nous faut être toujours plus proche de la population pour mieux la comprendre et rappeler à tout le monde que toute atteinte à l’image d’un élu sera accompagnée d’une réponse rapide et adaptée."
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