Femmes déshabillées grâce à l’IA Grok : Elon Musk prend une décision… qui ne devrait pas mettre fin aux abus

  • L’IA Grok fait polémique pour avoir permis à des internautes de dénuder artificiellement des personnes, dont des femmes et des enfants.
    L’IA Grok fait polémique pour avoir permis à des internautes de dénuder artificiellement des personnes, dont des femmes et des enfants. Illustration imageBROKER - Mojahid Mottakin
Publié le , mis à jour

L’IA Grok de la plateforme X est sous le feu des projecteurs depuis que celle-ci a permis à des internautes d’éditer des photos afin de dénuder artificiellement les personnes posant dessus. Nouveau tournant dans cette affaire, cette nuit : alors que de nombreuses personnes appellent à l’interdiction pure et simple de cette fonctionnalité d’édition, X l’a simplement réservée à ses abonnés payants.

Depuis quelques semaines, de nombreux utilisateurs de X s’amusent à demander à Grok [l’assistant IA de X] de dénuder des femmes à partir d’une photo publiée par un autre compte, et sur laquelle elles sont pourtant vêtues. Un usage détourné qui pose problème, puisque l’on parle là de milliers de cas, et non de cas isolés.

Face au tollé, le réseau social a réagi. À sa manière, pourrait-on dire. Loin de l’interdire, X a simplement réservé la fonctionnalité aux abonnés payants, ont remarqué plusieurs médias dont The Guardian. Désormais, tout utilisateur n’ayant pas d’abonnement se heurtera à un refus. Seuls les abonnés payants, donc des utilisateurs dont X disposent des données personnelles et bancaires complètes, pourront continuer d’en générer.

L’Europe, dont la France, s’empare du sujetc

Jeudi 8, la Commission européenne avait imposé, à des fins d’enquête, que le réseau social X conserve tous les documents internes liés à Grok jusqu’à la fin de l’année en cours. Cette désactivation limitée est "insultante pour les victimes", a réagi le Premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer.

En France, le sujet a été pris très au sérieux : saisie de l’Arcom, du procureur, afin de demander le retrait immédiat de ces contenus ; déclarations de personnalités publiques, dont celles de la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah el Haïry, "scandalisée" ; signalements auprès de la plateforme Pharos.

En juillet, le parquet de Paris a ouvert une enquête visant la plateforme, soupçonnant une falsification de l’algorithme à des fins d’ingérence étrangère. Cette enquête a été élargie au scandale autour de Grok.

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Les commentaires (5)
Bougon 30 Il y a 27 jours Le 09/01/2026 à 14:21

C'est très simple.
Utiliser lui, ses femmes et ses maîtresses et les déshabiller en propageant les montages sur le Net

gandalf Il y a 27 jours Le 09/01/2026 à 13:01

plateforme X non ?

GRrrkiflfi Il y a 27 jours Le 09/01/2026 à 12:08

évidemment, encore un truc en Grrrrr....