Natoo réalise un documentaire sur les baleines, le "plus beau projet" de sa vie… et déclenche une vague de commentaires sexistes
Natoo, créatrice emblématique de YouTube, a annoncé le 20 janvier la sortie d’un documentaire tourné en Polynésie sur les baleines à bosse, diffusé le 8 février sur sa chaîne, un projet personnel qui a suscité un large soutien mais aussi une vague de critiques sexistes liées à ses choix de vie.
Ce qui devait être une annonce joyeuse et engagée s’est transformé en un malaise sociétal bien plus large. En présentant son nouveau documentaire consacré aux baleines à bosse, Natoo ne s’attendait sans doute pas à relancer un débat aussi intime que violent.
Créatrice de contenus depuis 2011 et figure incontournable de YouTube en France, Nathalie Odzierejko, de son vrai nom, a dévoilé le 20 janvier le "plus beau projet" de toute sa vie : un film tourné en Polynésie, centré sur la place des baleines dans la culture de Tahiti et de Moorea. Une œuvre personnelle, qu’elle a choisi de publier gratuitement sur YouTube le 8 février, jour de son 41ᵉ anniversaire.
Une annonce qui fait polémique
L’annonce a suscité un large enthousiasme de la part de sa communauté. Mais très vite, sur X et d’autres plateformes, des commentaires malveillants ont émergé. En ligne de mire : le choix des mots de la vidéaste. Pour certains internautes, majoritairement anonymes, ce "plus beau projet" aurait dû être… la maternité.
Repérés par le compte Instagram adelphitefrance, des messages à caractère ouvertement sexiste ont ainsi reproché à Natoo de ne pas avoir d’enfant "à son âge", remettant en cause ses choix de vie, son indépendance et même sa légitimité à porter un projet artistique. Certains propos, particulièrement virulents, ont franchi la frontière de l’insulte personnelle, appelant à la ridiculiser publiquement.
Cette vague de commentaires a rapidement suscité l’indignation. Pour beaucoup, elle illustre une pression toujours très présente sur les femmes publiques, obligées de justifier leur trajectoire personnelle, là où les hommes échappent largement à ce type de jugement.
Sans répondre directement à ses détracteurs, Natoo poursuit la promotion de son documentaire, fidèle à la ligne qu’elle suit depuis plus de dix ans : créer selon ses envies, sans se plier aux injonctions. Une liberté qui, visiblement, dérange encore.
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