Feria des Vendanges à Nîmes : des lumières, de l’eau, et des miracles

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  • Sous les trombes d’eau et dans la boue, Marco Pérez va triompher.
    Sous les trombes d’eau et dans la boue, Marco Pérez va triompher. M. L. - MiKAEL ANISSET
  • Le novillero Victor au cours d’une vuelta.
    Le novillero Victor au cours d’une vuelta. M. L. - MiKAEL ANISSET
  • Aáron Palacio dessine une naturelle.
    Aáron Palacio dessine une naturelle. M. L. - MiKAEL ANISSET
  • Andrés Roca Rey dans un "derechazo", démonstration de pouvoir.
    Andrés Roca Rey dans un "derechazo", démonstration de pouvoir. M. L. - MiKAEL ANISSET
Publié le , mis à jour

Écourté à cause d’un déluge, le week-end a cependant réservé plusieurs moments majeurs.

Avec au final quatre paseos seulement, à cause du déluge inondant la piste dimanche en début d’après-midi, les Vendanges 2025 aux arènes ont permis aux aficionados (27 500 selon nos estimations), de vivre plusieurs séquences d’une formidable intensité. Au soleil ou sous un rideau de pluie, des images uniques, des sensations d’une grande force, et dix-sept oreilles et une queue accordées aux toreros, avec un sens de la mesure parfois discutable, certes.

Le baptême de la "corrida Carmen"

Pour l’ouverture du cycle, nouveauté. Avec cette "corrida Carmen", format à la fois lyrique et visuel appelé à figurer régulièrement tout au long du mandat de l’actuel délégataire des arènes, des points positifs et une amélioration à apporter. Si la scénographie a séduit par ses couleurs et sa précision, la sonorisation, en revanche, trop appuyée mérite d’être réétudiée. Mais ce prélude a apporté une touche d’éclat que les combats qui ont suivi, avec un lot de Victoriano del Río inégal, n’ont pas réussi à libérer.

Un samedi mariant la jeunesse et le pouvoir

Le lendemain, vitesse supérieure. Grâce d’abord à Victor montrant une personnalité et un style absents chez ses compagnons de cartel, et aux trois maestros combattant, l’après-midi, des toros de Jandilla venus donner du relief à chaque quart d’heure. Avec Aáron Palacio et sa généreuse et juvénile alegría, Pablo Aguado et sa muleta caressante, et André Roca Rey et son pouvoir impérial (impossible de rester assis à la fin de sa dernière faena), des démonstrations à la pelle.

Marco Pérez triomphe sous les éclairs

Sous l’orage et les trompes d’eau enfin, le petit prince du toreo a sorti le grand jeu. Devant le dernier et excellent Domecq, folie pure, engagement débordant, scène d’anthologie et ambiance irréelle. Pour l’histoire des arènes de Nîmes.

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Les commentaires (2)
enedis Il y a 4 mois Le 23/09/2025 à 08:45

Barbarie honteuse, pas de quoi être fier

Anonyme142663 Il y a 4 mois Le 22/09/2025 à 23:54

"Des miracles", pas vraiment. Des massacres, du sang et des larmes, celles des taureaux torturés. Vous ne les avez pas vues sous la pluie...