"Il avait vraiment pris des mesures pour lutter contre la violence sur les terrains", Francis Sénégas, grande figure du rugby languedocien est décédé
Ancien président du Comité du Languedoc mais aussi dirigeant au Racing Club Narbonnais et à la Fédération Française de Rugby, il s’est éteint à l’âge de 86 ans.
Le monde de l’ovalie pleure aujourd’hui la disparition de Francis Sénégas, à l’âge de 86 ans, éternel serviteur du monde du rugby, ancien dirigeant du RCN, président du Comité du Languedoc (1984-2000) membre de la FFR (1988-1992), du Comité Régional Olympique et Sportif français (2003-2013) et de l’International Rugby Board (1986-1991).
Le 25 janvier 2025, il y a juste un an, derrière des lunettes noires, Francis Sénégas dévoilait, non sans émotion, la plaque qui porte son nom sur la Maison Ovale du Territoire située tout près de l’Arena de Narbonne. Une juste consécration certes mais également une empreinte éternelle pour l’histoire du rugby languedocien et du sport en général. Ce dimanche, 25 janvier 2026, c’est donc un anniversaire. Le dernier pour cet homme qui a voué sa vie, sa passion à ce sport.
"Ce comité a été une partie de ma vie, la partie la plus importante de ma vie", avait il dit en levant le voile qui recouvrait sur son nom. Joël Castany, actuel président de la Ligue Occitanie était d’ailleurs présent ce jour-là : "Vous avez vécu les heures de gloire de la sélection du Languedoc qui, lorsque le Comité a traversé un moment de violence exagéré, a promu une décision. Il avait interdit aux équipes de revenir dans le vestiaire avant le début du match pour éviter qu’elles ne se chauffent exagérément."
"On n’oubliera jamais son roulement des “r” et son accent bien narbonnais"
Il n’a, aujourd’hui, pas d’autres mots pour saluer la mémoire et l’action de cet homme : "C’est le président qui a vraiment pris les mesures contre la violence dans ce sport. À cette époque, le rugby était malade sur le terrain. Il a pris les mesures nécessaires à éradiquer cette violence."
L’homme, natif de Canet d’Aude, a voulu saluer également, à sa façon, son passage au sein du Racing en laissant à disposition au RCN ses cravates et blazers qui trônent en exposition dans les vitrines du club.
Ce samedi, le noir a désormais pris le dessus sur l’orange. Bertrand Malquier, maire de Narbonne a aussi rendu hommage au dirigeant, sur ses réseaux sociaux : "Francis était mon ami, et je veux lui rendre hommage. Canétois, il a consacré sa vie au rugby, avec une fidélité rare au terrain et aux femmes et aux hommes qui le font vivre […] Au-delà des titres, je veux saluer l’homme : sa droiture, son énergie, sa passion, et cette capacité à rassembler. On n’oubliera jamais son roulement des “r” et son accent bien narbonnais, franc et solaire, qui disaient déjà sa personnalité avant même la fin d’une phrase. À sa famille, à ses proches, et à toute la grande famille du rugby, j’adresse mes pensées les plus sincères."
Le rugby narbonnais est donc aujourd’hui orphelin d’un précurseur, d’un guide, d’un protecteur. En son temps, il avait aussi contribué, fortement, à faire venir notamment à Narbonne des sélections d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Histoire de faire connaître Narbonne et le Languedoc bien plus loin que les plages de la Méditerranée. Le rugby a perdu un serviteur mais il a gagné un homme qui est entré dans sa légende.
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