"Je parle comme je veux ! Vous voulez me mettre dedans pour rien" : jugé pour une affaire de stups à Alès, il ne se démonte pas face au tribunal

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  • Le procès s’est déroulé dans l’après-midi du lundi 2 février, à Alès.
    Le procès s’est déroulé dans l’après-midi du lundi 2 février, à Alès. MIDI LIBRE - CHARLES LEDUC
Publié le
C. L.

Un jeune homme de Gardanne a été jugé en comparution immédiate lundi 2 février, après que de la drogue a été trouvée dans la voiture dans laquelle il se trouvait.

Échange tendu, lundi 2 février, lors de l’audience de comparutions immédiates au palais de justice d’Alès, dans le Gard. Un jeune homme âgé de 22 ans, originaire de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et qui ne compte qu’une mention sur son casier judiciaire, est jugé pour une affaire de stups. Élodie Thebaud, la présidente de l’audience, se tourne vers lui, un brin agacée : "Vous me parlez sur un autre ton !" À la limite de l’arrogance et de l’insolence, ce prévenu ne se démonte pas : "Je parle comme je veux ! Vous voulez me mettre dedans pour rien. Sortez-moi une preuve que j’étais dans la voiture…"

Il a été repéré en pleine nuit par le Psig

Cette voiture, justement, les militaires du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) l’avaient repérée le 31 janvier, à 1 h 15 du matin, à l’arrière d’une grande surface de Saint-Martin-de-Valgalgues, en pensant qu’une tentative de cambriolage était en cours. Lorsqu’ils s’approchent, deux individus partent en courant. L’un d’eux est rattrapé, placé en garde à vue avant de partir en détention provisoire, et se retrouve, donc, devant ses juges. Dans la voiture qui avait été repérée, les gendarmes avaient découvert environ 400 g de cannabis, et 110 g de cocaïne. Et de nombreuses informations en lien avec un potentiel trafic de drogue dans le smartphone de ce Provençal.

Le mis en cause, lors de l’instruction de son dossier, commence par reconnaître ce qu’il lui est reproché et balance "je n’ai rien à ajouter". Très vite, lui qui était arrivé au pied des Cévennes le 30 janvier, ajoute cependant : "La voiture ne m’appartient pas ; je ne sais pas ce qu’il y a dedans. J’ai pris la fuite car j’ai eu peur sur le moment, c’est tout !" Abdelkrim Grini ne se laisse pas impressionner. Pour lui, "manifestement, (ce jeune) participe à un trafic de produits stupéfiants". Il requiert 30 mois de prison, un maintien en détention et une interdiction de paraître dans le Gard durant au moins cinq ans.

L’avocate de la défense entre en scène

"Les faits ne sont pas reconnus ; il a des éléments qu’il vous donne…", intervient Me Olivia Betoe, en défense. "Je vous laisserai le soin d’arbitrer. Je m’en rapporte à la sagesse du tribunal." L’avocate dit cela aux juges, "tout en sachant que vous ne devez pas tomber dans la facilité". Elle concède que l’attitude de son client est loin d’avoir été exemplaire mais estime, à propos de la peine requise, que l'"on peut revenir à de plus justes proportions si vous le retenez dans les liens de la prévention".

Les excuses tardives dont se fend ce jeune homme, avant que tribunal ne parte délibérer, ne font pas oublier son comportement durant l’audience. Il écope de 24 mois de prison, dont 18 avec sursis simple, assortis d’un maintien en détention. S’ajoutent une amende d’un montant de 3 000 € et une interdiction de se rendre dans le Gard durant cinq ans.

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Les commentaires (5)
Luludelascatola Il y a 2 jours Le 03/02/2026 à 14:43

Les futures chances pour la France , dixit une certaine partie de l'échiquier politique.

exagerator Il y a 2 jours Le 03/02/2026 à 14:26

Encore vendeur de mort, ça fait beaucoup de criminels en liberté sur Alès, ils détruisent la santé des gens avec ces produits illicites.

Jf34200 Il y a 2 jours Le 03/02/2026 à 15:47

"ils détruisent la santé" de gens qu'ils n'attrapent pas au lasso.
Pas de consommateurs... pas de vendeurs de mort criminels.

Français.1 Il y a 2 jours Le 03/02/2026 à 13:59

Ces jeunes n'ont plus peur des FOD, ni des juges , pour eux, nous simples citoyens nous sommes des valeurs négligeables. Personnellement, pour protéger ma petite famille, j'ai changé d'attitude, j'évite les regards prononcés, en voiture je me méfie des priorités en ma faveur. Ce comportement qui peut paraitre peu courageux, à l'inverse chez moi dans mon espace de vie, c'est à dire à l'intérieur de la maison, si un de ces jeunes rentre pour faire du mal, que je sois réveillé, il y aura une marche blanche mais pas pour les miens.