JO d’hiver Milan 2026 : l’or en rêve pour Jeanmonnot, Perrot, Laffont, Cizeron et Fournier Beaudry

  • Les Bleus attendent beaucoup de leur équipe de biathlon à Milan.
    Les Bleus attendent beaucoup de leur équipe de biathlon à Milan. MAXPPP - Sven Hoppe
Publié le , mis à jour
Midi Libre avec l'AFP

Les biathlètes Lou Jeanmonnot et Eric Perrot, leaders de la Coupe du monde, Guillaume Cizeron et sa nouvelle partenaire, Laurence Fournier Beaudry, sacrés champions d’Europe, Perrine Laffont revenue à temps sur les bosses… Les meilleures chances françaises aux JO de Milan Cortina, qui débutent vendredi.

Sur les 14 médailles de la France à Pékin en 2022, les biathlètes tricolores en ont ramené sept, avec un quintuplé pour Quentin Fillon Maillet, dont deux sacres (individuel et poursuite), une moisson historique.

Fournisseur officiel de récompenses aux JO d’hiver depuis au moins 20 ans (Turin 2006), les Bleus abordent cette édition emplis de confiance, avec des succès sur quatre courses individuelles lors de l’ultime étape de Coupe du monde avant les Jeux, fin janvier à Nove-Mesto, en République tchèque.

Clin d’œil de l’histoire, les deux leaders du classement général de la Coupe du monde, Lou Jeanmonnot chez les dames, et Eric Perrot chez les hommes, arrivent à Anterselva, sans la moindre expérience des JO.

Ils devront dompter cette atmosphère particulière (vie au Village, pression médiatique et populaire) pour espérer donner une dimension olympique à leur palmarès. Chez les messieurs, Quentin Fillon Maillet, quatre ans après ses exploits de Pékin, ou Emilien Jacquelin semblent également en mesure d’accéder au podium.

Comme chez les dames Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon, qui vient de décrocher sa première victoire de la saison, marquée par sa suspension d’un mois après sa condamnation à trois mois de prison avec sursis pour vol et fraude à la carte bancaire.

Cizeron et Fournier-Beaudry en favoris

Partenaires depuis l’an passé seulement, Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry patineront à Milan avec le statut de favoris, nourri par le titre de champions d’Europe, obtenu brillamment le 17 janvier à Sheffield. Les Français, qui ont subjugué les juges et le public britannique, ont décroché ce premier titre continental ensemble (le 6e pour Cizeron) avec "beaucoup de résilience" et de "force mentale" selon leurs dires.

Le duo aurait pu pourtant être perturbé par la sortie, quelques jours avant les Championnats d’Europe, du livre de Gabriella Papadakis, ex-partenaire de Cizeron, qui a eu un large retentissement.

L’ancienne patineuse y présentait sa version des raisons de la fin de leur collaboration fructueuse, marquée par de nombreuses médailles d’or, dont un titre olympique (2022). "On a très bien géré notre stress et la pression", a souligné Cizeron.

Perrine Laffont finalement présente

Il était temps… Perrine Laffont, championne olympique en 2018, a renoué avec la compétition le 24 janvier lors d’une épreuve de ski de bosses, en Coupe d’Europe à Megève. À seulement deux semaines de l’épreuve olympique. Un mois et demi après une blessure au genou droit.

Dans la foulée, elle est partie à Tignes en stage avec les Bleus, pour affiner sa préparation, avant la grande épreuve du 11 février.

Les skieurs alpins à l’affût

Champion olympique en titre de slalom, Clément Noël représente l’une des meilleures chances de médaille d’or pour le ski alpin français. S’il restait sur trois courses décevantes à Adelboden (8e), Wengen (9e) et Kitzbühel (8e), le Vosgien de 28 ans a décroché la troisième place à Schladming le 28 janvier lors du dernier slalom avant les JO.

Mais un autre slalomeur, Paco Rassat, s’est révélé cette saison en remportant les deux premières courses de sa carrière en Coupe du monde, à Gurgl et Adelboden.

En vitesse, les meilleurs Bleus restent des outsiders mais la belle 3e place de Maxence Muzaton sur la mythique "Streif" de Kitzbühel ajoute un espoir dans une équipe qui compte aussi Nils Allègre et Nils Alphand. Limitée en quotas, l’équipe de France en a récupéré un huitième, inespéré, qui est revenu à Alban Elezi Cannaferina, étonnant troisième dans le géant nocturne de Schladming.

Et aussi : Loubineaud, Harrop et Anselmet…

Si Timothy Loubineaud a été dépossédé de son record du monde du 5 000 mètres fin janvier, il n’en reste pas moins la meilleure chance de médaille, historique, pour le patinage de vitesse français. En ski alpinisme, nouveauté des JO-2026, Emily Harrop, qui a remporté mi-janvier le sprint de Courchevel, et Thibault Anselmet, figurent parmi les favoris.

En snowboardcross, la jeune Léa Casta, 19 ans, est prétendante à un premier titre olympique après avoir enlevé le gros globe de cristal 2025.

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