L'édito d'Olivier Biscaye : "Nomination de Michel Barnier, la gauche a raison, mais..."
La rue n’est pas le moyen le plus judicieux, et le plus efficace, pour débattre du projet politique porté par Michel Barnier, c’est à présent à l’Assemblée que se joue la suite de l’histoire.
La gauche a raison de s’étrangler, en nommant un Premier ministre issu d’un parti qui a recueilli
5,4 % aux législatives de juillet, Emmanuel Macron se moque des Français.
Et ça laissera des traces durablement dans les urnes. Près de six électeurs sur dix ne disent pas autre chose dans le sondage Elabe publié hier.
Pour autant, la gauche se trompe d’outil pour dire sa colère. La rue n’est pas le moyen le plus judicieux, et le plus efficace, pour débattre du projet politique porté par Michel Barnier, c’est à présent à l’Assemblée que se joue la suite de l’histoire.
C’est au Parlement que les députés ont à ferrailler et faire entendre leur voix sur les problématiques essentielles du pays, celles que les citoyens jugent prioritaires, le pouvoir d’achat, la sécurité, la politique migratoire, la santé…
Cela nécessite un travail de fond des différents blocs qui devront pousser des mesures non seulement concrètes mais surtout utiles et cohérentes. Cultiver le chaos et la confusion mènera à l’impasse. Nul ne peut se le permettre.
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