L’exode des jeunes joueurs français en Arabie Saoudite doit-il inquiéter ?

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    Karim Benzema déclenche frappe face à Al-Wehda ALI HAIDER - ALI HAIDER
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C’est un phénomène déjà visible l’été dernier et qui s’est poursuivi lors de ce mercato hivernal, la fuite de jeunes joueurs Français ou évoluant en Ligue 1 vers la ligue de football saoudienne. Des trajectoires de carrières qui font débat au sein de la communauté football mais qui trouvent leurs raisons chez plusieurs joueurs.

La récente signature de l’attaquant de 18 ans Kader Maïté au club de Al-Hilal en Saoudi Pro League est venue raviver les débats sur les raisons profondes qui poussent ces joueurs à rejoindre le Moyen-Orient. Bien évidemment, la première est financière.

En effet, l’Arabie saoudite est venue bousculer le paysage footballistique depuis le mercato estival 2023. Arrivant avec de grands moyens financiers et soutenus par le PIF (le fonds d’investissement saoudien), les clubs Saoudiens ont investi massivement dans des grands noms du football européen (Ronaldo, Benzema ou encore Neymar).

Ces noms, certes ronflants, sont néanmoins vieillissants, ils apportent de la visibilité à court terme au championnat mais ne permettent pas d’envisager le futur.

L’argent oui, mais pas que

Depuis l’été 2025, des noms comme Nathan Zézé, Saïmon Bouabré rejoignent le pays de Mohammed Ben Salmane, avec à la clé, des salaires qu’aucun club européen n’est en capaciter de leur offrir. Une décision critiquable sportivement, mais qui en ferait douter plus d’un financièrement.

Par exemple, Enzo Millot touchait un salaire annuel aux alentours de 2 millions d’euros à Stuttgart, avant qu’il ne rejoigne le club de Al-Ahli pour 10 millions d’euros par an selon Foot mercato.

Ces jeunes joueurs sont motivés par l’appât du gain, mais aussi cherchent à sécuriser une vie de rêve par peur de subir une grave blessure qui viendrait mettre un frein à leur carrière. C’est également un moyen pour eux de perfectionner leur apprentissage au côté de grands noms qui sont au crépuscule de leur carrière.

Par ailleurs, les confessions religieuses de certains joueurs sont un facteur à prendre en compte. L’Arabie saoudite étant le berceau de l’Islam, certains trouvent leur compte à y poser leurs valises. C’est notamment le cas de Mohamed Simakan, qui s’est exprimé sur le sujet au micro du célèbre streameur Zack Nani.

Une parenthèse saoudienne

Rejoindre l’Arabie saoudite ne sonne pas comme une finalité en soi pour ces joueurs. Le joueur espagnol de 23 ans Gabri Veiga, en signant au FC Porto cet hiver, montre qu’un retour en Europe est possible. La Saoudi Pro League parvient donc à trouver sa place dans l’écosystème footballistique, en offrant une possibilité nouvelle à ces jeunes joueurs.

Enfin, il est important de souligner que c’est une aubaine financière pour nos clubs français de recevoir une offre de 20 millions ou plus d’un club saoudien, dans le contexte financier difficile dans lequel se trouve le football français.

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