Lutte contre les vols d’huîtres pendant les fêtes : l’action dissuasive des gendarmes sur le bassin de Thau
Les vols d’huîtres sur le bassin de Thau sont globalement en baisse en termes de volume. Mais le risque est très présent. Les gendarmes veillent au grain avec un dispositif de haute surveillance pendant les fêtes mis en œuvre par le préfet maritime.
À la période des fêtes, les parcs à huîtres de l’étang de Thau font l’objet de la plus haute surveillance en raison des risques de vols de ce précieux coquillage, star des tables de Réveillon. Chaque année, la préfecture maritime de la zone Sud basée à Toulon reconduit un dispositif exceptionnel de patrouille de l’étang pour empêcher les vols de la marchandise directement sur les tables ostréicoles.
Les gendarmes des unités de la brigade nautique de Marseillan, de la gendarmerie maritime de Sète mais aussi les brigades terrestres de la compagnie de Pézenas, la section aérienne de la gendarmerie de l’Hérault et les affaires maritimes se coordonnent ainsi de la fin novembre à début janvier pour veiller aux respects pris par le préfet maritime. Parmi les mesures, la navigation de plaisance interdite à moins de 150 m des tables en journée et totalement prohibée la nuit.
"Notre action est appréciée"
Même si les vols signalés sont en baisse depuis 2022 seront les chiffres des services de l’Etat (5 en 2022, 4 en 2023, 2 en 2024), en 2025, on compte une grosse affaire de 500 kg d’huîtres envolés à Marseillan, les petits larcins "sont forte hausse depuis le début de l’été", constatait Patrice Lafont, président du CRCM en septembre dernier.
Des faits pas toujours reportés aux autorités mais qui empoisonnent le travail des ostréiculteurs. "La filière est sous pression, donc notre action est appréciée par les professionnels pour dissuader les malfaiteurs", résume l’adjudant-chef Jean, adjoint de la gendarmerie maritime de Sète.
Relais jour et nuit
Concrètement les différentes unités se relaient jour et nuit pour surveiller les tables, dont certaines sont équipées de système de vidéosurveillance par les ostréiculteurs eux-mêmes. Les militaires sétois opèrent ainsi des rondes sur des créneaux précis : "Entre midi et deux et en fin d’après-midi, ce sont des moments propices pour les voleurs parce qu’il y a moins de monde sur les tables, mais ils pensent être aussi plus discrets la journée que la nuit où il n’y a pas de navigation, c’est là que l’on a constaté le plus de vols", explicite l’adjudant-chef Jean.
Sur place, les identités des personnes présentes sont systématiquement vérifiées "de manière à repérer très vite les tiers qui n’ont rien à faire là. Les professionnels de plus en plus vigilants aussi, ils agissent un peu comme des voisins vigilants maintenant."
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