Mort de Tyah retrouvée pendue dans un bois : l’adolescente "s’était confiée" sur le harcèlement scolaire qu’elle subissait, affirme sa famille

  • Une enquête administrative a été ouverte, selon le parquet de Bordeaux.
    Une enquête administrative a été ouverte, selon le parquet de Bordeaux. APPEL A TEMOINS
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Trois jours après la découverte du corps de Hatyce Halidi Selemani, dite Tyah, 16 ans, retrouvée pendue près de Bordeaux, la famille de la lycéenne affirme qu’elle était victime de harcèlement scolaire et déplore un manque de suivi de son établissement scolaire.

Trois jours après la découverte du corps de Hatyce Halidi Selemani, surnommée Tyah, 16 ans, retrouvée pendue à Lormont (Gironde), la famille de la lycéenne sort du silence.

"Tyah s’était confiée à une autre élève"

Décrite comme une adolescente discrète, travailleuse et ambitieuse, Tyah "ne laissait rien paraître", selon son frère Erwan : "Elle gardait tout pour elle", explique-t-il à BFMTV. Le 18 décembre dernier lors d’un rendez-vous avec l’infirmière scolaire, la mère de l’adolescente apprenait que sa fille serait victime de harcèlement : "Tyah s’était confiée à une autre élève en disant que si cela continuait, elle mettrait fin à ses jours", raconte-t-elle.

Pour la famille, cette alerte aurait dû entraîner une prise en charge immédiate de l’établissement : "Nous n’avons eu aucun retour du lycée, aucun suivi pour savoir si des mesures avaient été prises", regrette Erwan. À ces difficultés se seraient ajoutés des problèmes personnels et une altercation survenue le 12 janvier, jour de la disparition de l’adolescente.

Une enquête administrative ouverte

Tyah avait quitté son lycée à la mi-journée, très affectée, et n’est jamais revenue en cours. Après 17 jours de recherches, le 29 janvier dernier, son corps a été découvert par un promeneur. La jeune fille de 16 ans a été retrouvée pendue, selon le parquet de Bordeaux. Une autopsie doit faire la lumière sur les circonstances exactes du décès.

"Les éléments actuels semblent montrer que la jeune fille a été accompagnée par son établissement, sans qu’une situation de harcèlement n’ait été formellement mise en évidence", a indiqué le rectorat de Bordeaux à BFMTV qui a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête administrative.

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