Municipales 2026 : à trois mois du premier tour, la campagne va enfin s’emballer, tour d’horizon en région
C’est les 15 et 22 mars que les électeurs seront appelés aux urnes pour renouveler le conseil municipal de leur commune. Pour les candidats, c’est la dernière ligne droite qui s’annonce déjà.
Trois (mois), deux, un… partez ! Dans beaucoup de communes, la campagne électorale commence à s’emballer à désormais trois mois, précisément, du premier tour des municipales 2026 programmé le 15 mars. L’occasion d’un nouveau tour d’horizon dans la région.
1- Le casting s’étoffe à Montpellier
À Montpellier, officiellement le maire sortant n’est pas encore candidat, mais la série d’inaugurations qui mobilise son emploi du temps – dont celle à venir, le 20 décembre, de la ligne 5 du tramway – traduit ses intentions. Si l’on en croit un récent sondage, Michaël Delafosse, crédité de 36 % des intentions de vote loin devant l’Insoumise Nathalie Oziol (16 %), est d’ailleurs sur de bons rails pour s’offrir un second mandat. Mais cette enquête a aussi montré que l’ancien maire Philippe Saurel, donné à 13 % alors qu’il ne s’est pas encore déclaré, pourrait revenir du diable Vauvert. Un autre protagoniste de 2020, l’industriel Mohed Altrad, doit aussi s’engager dans la course ce jeudi, et semble pour l’heure faire jeu égal avec la notaire Isabelle Perrein. Or, si tout ce beau monde s’allie au second tour, alors que la gauche devrait continuer à s’étriper – en témoigne une récente altercation en pleine rue entre deux écologistes –, le jeu pourrait finalement être plus ouvert que prévu.
2- À Nîmes, la droite partira bien désunie
Il l’a confirmé samedi à Midi Libre : Julien Plantier sera bien candidat, malgré les récentes rumeurs d’un rapprochement avec Franck Proust. "Il veut imposer des choses que Jean-Paul Fournier n’a jamais imposées à qui que ce soit", a-t-il justifié. Autrement dit, les deux candidats issus de la majorité sortante seront sur la ligne de départ et l’émiettement des voix de droite qui en découlera favorisera obligatoirement, soit la gauche de Vincent Bouget qui poursuit tranquillement sa campagne, soit le Rassemblement national qui, étrangement, cultive toujours le mystère sur sa tête de liste. Cela devrait être, l’un des deux députés Yoann Gillet ou Sylvie Josserand, ou encore l’eurodéputé et ex-maire de Beaucaire Julien Sanchez.
3- Des députés RN dans la bataille
Le Rassemblement national confirme d’ailleurs ses ambitions dans la région, en envoyant au front de nombreux députés : Nicolas Meizonnet à Vauvert face au socialiste Jean Denat, Pascale Bordes sur les terres de Jean-Yves Chapelet à Bagnols-sur-Cèze, Aurélien Lopez-Liguori à Agde, Christophe Barthes à Carcassonne… et probablement Julien Gabarron à Béziers, puisque le parti a confirmé qu’il enverrait bien un candidat face à son ancien allié Robert Ménard. La campagne biterroise n’en sera que plus animée, quand, il y a six ans, le maire avait été élu dans un fauteuil.
Les députés qui ne seront pas tête de liste ont aussi été chargés de s’engager dans le scrutin, à l’image de Manon Bouquin qui sera n°2 de la liste RN à Mèze ou de Pierre Meurin qui devrait être tout aussi bien placé à Pont-Saint-Esprit. Pour cornaquer des candidats jusque-là trop faibles ?
4- Ces villes qui aiguisent les appétits
Si certains villages de moins de 1 000 habitants où il faut désormais présenter des listes entières, on peine à trouver des volontaires, dans des communes plus importantes en taille, notamment celles où l’élu de 2020 ne sera pas sur la ligne de départ, de gré ou de force, il y a déjà longtemps que la campagne a débuté, avec un nombre record de candidatures. C’est le cas à Agde, où l’on compte déjà six listes alors même que celui qui a remplacé Gilles d’Ettore, Sébastien Frey, ne s’est pas encore déclaré. À Sète, Hervé Marquès – qui a remplacé François Commeinhes – est lui candidat, mais il trouvera face à lui au moins quatre adversaires, deux à gauche, un au RN et un dernier qui avait été… directeur de campagne de Commeinhes en 2020.à Lunel, si Paulette Gougeon, qui a succédé au regretté Pierre Soujol, n’a pas encore dévoilé ses intentions, au moins cinq candidats sont déjà sur les rangs. On peut encore citer Mauguio avec six listes ou, côté Gard, Bagnols-sur-Cèze, parmi les communes de la région qui aiguisent le plus les appétits.
5- Ces communes à surveiller
Comme on le pressentait depuis plusieurs semaines, certaines communes seront particulièrement intéressantes à observer. C’est notamment le cas de Millau où l’on devrait assister à une revanche indécise entre la maire socialiste sortante Emmanuelle Gazel et son prédécesseur Christophe Saint-Pierre qui a lancé sa campagne ce week-end. Il y aura aussi Castelnau-le-Lez, deuxième commune de la Métropole de Montpellier, où un sondage, révélé samedi, a montré que le maire sortant Frédéric Lafforgue, candidat déclaré depuis trois jours, pourrait être mis en difficulté, notamment par son ancien adjoint Julien Miro. La sous-préfecture de l’Hérault, Lodève, ne devrait pas manquer de piment avec une gauche qui peine à formaliser une liste d’union. Dans toutes ces communes, pas sûr que la trêve de Noël ait vraiment lieu cette année. Car la campagne, à trois mois du premier tour, démarre véritablement.



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