Municipales à Gignac : Jean-François Soto candidat, mais “au pluriel”
À la tête de "Pour Gignac", Jean-François Soto se lance pour un troisième mandat.
À Gignac, il ne faisait guère de doute que Jean-François Soto souhaiterait briguer un troisième mandat lors des municipales de mars. Et si, de toute évidence, les choses vont parfois sans dire… Elles vont encore mieux en le disant. Le chef de file des maires de la Vallée de l’Hérault a donc officialisé "les choses" ce lundi 26 janvier en levant le voile sur un mystère… pas si épais. La surprise résidera peut-être davantage dans une candidature qui se conjugue désormais à la première personne du pluriel.
"Nous avons concrétisé énormément de choses", Jean-François Soto, maire de Gignac
"Comme vous le constatez, je suis accompagné de trente équipiers qui ont envie de s’engager pour la commune de Gignac. Nous tenions à faire une annonce collective car un homme ou une femme ne pourrait, seul(e), poursuivre la trajectoire positive que nous avons impulsée pour et avec les Gignacoises et les Gignacois. En 12 ans, nous avons réalisé énormément de choses concrètes…", lançait, d’emblée, le premier magistrat du bourg centre.
"Gignac s’est rajeunie", JF Soto
Renouvelée d’un tiers, cette liste de 31 personnes, sobrement intitulée "Pour Gignac" est une "liste de maturité. Elle porte l’ambition de poursuivre l’action, de faire société à Gignac, sans exclusive. Et de continuer à développer la politique du succès", formule Jean-François Soto. Une dynamique notamment portée par la capacité à mobiliser des soutiens "que nous avons obtenus, de toutes parts. Sur le public : de l’État, de la Région, du Département, de l’intercommunalité et de la commune. En 12 ans, cela correspond à un peu plus de 250 M€ d’investissements publics. Si on ajoute le privé, cela a évidemment eu un effet levier extrêmement positif. Cela représente davantage de rénovations, de services, de commerces, d’entreprise, de travail… Nous accueillons environ une centaine d’habitants de plus chaque année. Gignac s’est rajeunie. Nous avons en moyenne 86 naissances pour 55 ou 56 décès, le solde est positif. Cela récompense la politique publique que nous avons menée…", égrène-t-il.
Jeudi 22 janvier, la cérémonie de vœux de la CCVH, en attestait déjà : beaucoup de choses ont été réalisées, notamment sur la ville centre. De quelle victoire, le capitaine de "Pour Gignac" serait-il le plus fier, depuis 2020, dans une ville de "6 830 habitants déjà équipée comme une ville de 15 ou 20 000 habitants"? "Le pôle santé avec le scanner, la halle des sports, l’accueil du PPESU, nous avons installé les mobilités…", répond Jean-François Soto du tac au tac. Et je suis extrêmement fier du nombre de festivals que nous avons hébergés : Festival Or Notes, (festival de cuivre), le TPMP, les médiathèques, la Fameuse, le Festival de harpe… tout cela n’est pas dû au hasard", ajoute-t-il, soulignant la vivacité du tissu associatif du village.
À l’aube d’une année communautaire placée sous le signe de la culture, le maire de Gignac confirme les ambitions pour un mandat dans lequel les collectivités auront probablement plus de difficultés à obtenir des co-financements : "Le projet phare : c’est, pour moi, de pérenniser les joyaux culturels que nous avons, de continuer à renforcer les plateaux techniques autour de la santé (notamment avec une IRM), de bien intégrer les unités de gendarmerie (de la caserne du futur) et les filières qui sont en cours avec le PPESU…" Le secteur de l’ancienne cave coopérative fait aussi l’objet d’un projet associant habitat, commerces et culture.
Une double élection…
Et quand certains candidats rappellent que la condition sine qua non d’une présidence communautaire est, déjà, de remporter les municipales, Jean-François Soto assume une tout autre posture. Pour lui, les municipales constituent une "double élection". "Il ne faut pas oublier que la population élit le conseil municipal qui vote pour le maire. Je suis candidat. Si nous sommes élus, je reproposerai à mes collègues ma candidature au poste de maire mais, très clairement, je porterai, aussi, ma candidature au poste de président de la Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault. Cela nous positionne comme interlocuteurs auprès des autres partenaires : État, Région, Département, Sydel…. Porter cette double candidature renforce le poids politique de la Com Com", analyse le maire de Gignac, président de la CCVH… et conseiller départemental.

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